© INTERNEUn test a démontré qu'une vache avait la maladie de la vache folle, a annoncé vendredi le ministère américain de l'agriculture (USDA) dans un communiqué. Le résultat positif a été constaté à l'issue d'une troisième série de tests effectués sur l'animal. Un test préliminaire laissait déjà suspecter un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Une autre analyse d'un type différent s'était révélée négative.
"En raison des résultats contradictoires, un prélèvement sur l'animal sera envoyé au laboratoire de référence pour l'ESB () de Weybridge en Angleterre. Celui-ci procédera à de nouvelles analyses, qui dureront plusieurs jours", a expliqué l'USDA. Le ministère de l'agriculture a en outre indiqué que l'animal était déjà malade et qu'il avait été interdit à la consommation écartant ainsi toute possibilité que sa viande entre dans une quelconque nourriture humaine. La carcasse de l'animal a été incinérée.
Risque commercial
Le Washington Post a, pour sa part, indiqué que le bovin était mort en novembre au Texas (sud), tout en écrivant que les ources officielles n'avaient pas fourni l'âge de l'animal, ni précisé s'il avait été importé. Selon le ministère, plus de 375.000 animaux ont été soumis à des tests de détection de l'ESB, depuis juin 2004.
Le seul autre cas confirmé d'ESB avait été détecté en décembre 2003 chez une vache laitière dans l'Etat de Washington. La découverte avait entraîné un blocus des exportations vers le Japon et la Corée, notamment, entraînant des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars. Elle avait surtout ébranlé l'opinion publique américaine qui jusqu'alors se considérait à l'abri de l'épidémie.
Trois cas humains en France en 2005 |
La Direction générale de la santé (DGS) a révélé vendredi qu'un treizième cas du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ) a été identifié en France. C'est le troisième cette année. Sur ces treize cas, quatre malades sont vivants. Ce treizième cas concerne une personne qui "a été donneur de sang à plusieurs reprises entre 1991 et 2004", a précisé la DGS, tout en rappelant que pour "les médicaments dérivés du sang, le risque de transmission n'est pas établi et, s'il existe, il est réduit par les différentes étapes" de la préparation de ces produits. Le nvMCJ sont des maladies neurodégénératives constamment mortelles, faute de traitement curatif. La Grande-Bretagne compte 156 cas, dont six vivants. Le Portugal a signalé vendredi son premier cas probable. |
(Image LCI archives)
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