Breton d'accord pour "corriger" l'ISF

Par D'après AFP, le 11 juillet 2005 à 08h55 , mis à jour le 11 juillet 2005 à 16h10

Le ministre de l'Economie s'engage dans le Figaro à corriger certains "inconvénients" de l'impôt de solidarité sur la fortune, sans préciser quand aura lieu cette réforme. Il précise par ailleurs que 5000 est un plancher pour la suppression du nombre de fonctionnaires.

thierry breton © INTERNE

Pas question de supprimer l'ISF, mais il pourrait être "corrigé". Dans une interview au Figaro ce lundi, le ministre de l'Economie, Thierry Breton, donne de quoi patienter aux partisans de l'annulation de l'impôt de solidarité sur la fortune. "Il faut précisément évaluer ses inconvénients avant de choisir ceux qu'il conviendrait de corriger", explique-t-il.

"Il est vrai qu'avec, entre autres le boum sur les prix de l'immobilier, cet impôt est en réalité devenu au fil du temps non plus un impôt sur la fortune, mais tout simplement un impôt de plus sur les économies et le logement de nos concitoyens", juge le ministre. Dans quel délai aura lieu la réforme ? "J'estime pour ma part que le moment n'est pas venu cet été de toucher à l'ISF", dit-il.

"Le gouvernement s'est engagé à faire une évaluation avant la fin de l'année", ajoute-t-il sans autre engagement. A Matignon, l'entourage du premier ministre a d'ailleurs rappelé lundi qu'une "reforme de l'ISF n'était pas à l'ordre du jour",  tout en précisant que le Premier ministre avait demandé à Bercy "une évaluation globale du système fiscal d'ici la fin de l'année".

5000 fonctionnaires : un plancher

Interrogé sur le prélèvement de l'impôt à la source, une réforme qu'il juge "fondamentale", le ministre estime qu'il faut traiter le sujet "d'abord sous l'angle d'un choix politique à débattre préalablement avec les Français". "Ce n'est qu'en procédant de la sorte que l'on pourra réaliser cette réforme".

Concernant la suppression de 5000 postes dans la fonction publique, que certains dans la majorité trouvent insuffisante, le ministre assure qu'il ne s'agit pas d' "un plafond : c'est un plancher". Cela dépendra des ministres, que la nouvelle présentation budgétaire prévue par la LOLF autorise à "recruter moins d'agents" : "Il sera ainsi facile de voir tout de suite quels sont les ministères réformateurs", conclut-il.

Par D'après AFP le 11 juillet 2005 à 08:55
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13 Commentaires

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  • Zz, le 11/07/2005 à 16h13

    Mais on s'en fout des petits problemes de l'ISF !!! en France le probleme c'est le CHOMAGE et la PAUVRETE , jusqu'a la pauvrete de ceux qui travaillent !!!! et on veut nous faire croire que des malheureux qui ont plus de 2 millions d'euros de patrimoine sont a plaindre!!!! pauvre france ! Que ce ministre de pacotille travaille pour les francais et regle les probleme de chomage , une fois tout ces problemes reglés , si il veut enlever l'ISF pourquoi pas , mais ce n'est pas a l'ordre du jour , il y a des choses beaucoup plus urgente dans le pays , mais c'est vrai on est pas dans le meme monde !!! Decidement on marche sur la tete en France , on place des ministres qui font de la politique pour 1% des Francais !!! mais en France on est +de 60 millions , mais merde sortez la tete de votre poubelle !!! Aller , une idee , simple , pour tout les elus , le MANDAT UNIQUE !!!! et apres fini , retour a la vie civile.

  • Petros, le 11/07/2005 à 15h42

    Tout a fait d'accord avec Hervé de Courbevoie.

  • David, le 11/07/2005 à 15h16

    Je suis bien d'accord sur la limitation voire la suppression de l'ISF mais il ne faut pas oublier un détail majeur: les "riches" ne sont pas aussi nombreux qu'on peut le penser. Autrement dit, une certaine classe sociale considèrera la limitation ou la suppression de l'ISF comme un cadeau aux riches, et ça peut génrerer des problèmes dont on n'a pas besoin. Je préfère voir l'ISF rabaissé d'ici 1 ou 2 ans sans que ça fasse de bruit, plutôt que ce qui est déjà arrivé dans le passé: la suppression de l'ISF puis sa réapplication suite aux problèmes "sociaux".

  • Dupont, le 11/07/2005 à 14h02

    Je ne paye pas l'ISF, mais c'est certainement l'impôt qui nous fait le plus mal à tous aujourd'hui. Il faut le supprimer. Bravo Mr Breton pour votre pragmatisme et bonne chance.

  • Eric, le 11/07/2005 à 13h34

    Il faut supprimer cet impôt idéologique qui coûte plus qu'il ne rapporte. Laissez piailler la gauche !

  • Patrice, le 11/07/2005 à 12h54

    S'il s'agit de réformer pour que des gens qui ont peu de revenu n'aient pas à payer ou pour diminuer son coût de collecte, d'accord. Si c'est pour faire un cadeau aux nantis, pas d'accord ! Et si ça fait fuir des gens, qu'ils s'en aillent : ces gens-là sont prêts à n'importe quoi pour ne rien donner à la collectivité.

  • Jules, le 11/07/2005 à 12h36

    Bravo Mr Breton, enfin un Ministre qui n`a pas une langue de bois et bonne chance avec l`hydre des syndicats.

  • Francesco, le 11/07/2005 à 12h30

    Pire que celà, cet impôt coute plus cher à collecter que ce qu'il rapporte. C'est simplement une application moderne de la bonne vieille formule "du pain et des jeux pour le peuple". Montrer que l'on taxe encore un peu plus les riches à des fins électoralistes... tout simplement de la démagogie. Merci de me publier Bonne journée

  • Jean, le 11/07/2005 à 12h11

    Eh les gars, mettez vous d'accord avant! Breton annonce une réforme, Villepin dément. Idem avec Sarkozy hier. Quelle cacophonie! Enfin, si le bon sens pouvait l'emporter, ca fait longtemps que l'ISF serait SUPPRIME. Cette fortune, elle a pas ete volée: elle vient d'un héritage, lourdement taxé, ou du revenu, lourdement taxé. Pourquoi faire payer encore? Pourquoi je peux vendre mon bien immobilier, taxable parce que supérieur à un million d'euros, et acheter une toile qui ne sera pas taxable? Tout ca est incohérent, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs. Merci de me publier.

  • Bed, le 11/07/2005 à 12h01

    Tous savent que l'impôt sur la fortune est contre productif : si 300.000 français le paient, au moins autant ont quitté le pays avec leur argent pour ne pas le payer, c'est un impôt contre la réussite, et qui rend impossible la vente d'entreprises entre français. Que nos ministres refusent de réformer cet impôt prouve encore que nous ne sommes pas gouvernés, et que nos dirigeants ne prennent des décisions qu'en vue des élections. La seule solution est d'INTERDIRE le renouvellement des mandats au delà de deux : en finir avec les professionnels de la politique qui par crainte de perdre leur job, refusent toute évolution. Il faut nous sortir de la peur.

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