© INTERNEPas question de supprimer l'ISF, mais il pourrait être "corrigé". Dans une interview au Figaro ce lundi, le ministre de l'Economie, Thierry Breton, donne de quoi patienter aux partisans de l'annulation de l'impôt de solidarité sur la fortune. "Il faut précisément évaluer ses inconvénients avant de choisir ceux qu'il conviendrait de corriger", explique-t-il.
"Il est vrai qu'avec, entre autres le boum sur les prix de l'immobilier, cet impôt est en réalité devenu au fil du temps non plus un impôt sur la fortune, mais tout simplement un impôt de plus sur les économies et le logement de nos concitoyens", juge le ministre. Dans quel délai aura lieu la réforme ? "J'estime pour ma part que le moment n'est pas venu cet été de toucher à l'ISF", dit-il.
"Le gouvernement s'est engagé à faire une évaluation avant la fin de l'année", ajoute-t-il sans autre engagement. A Matignon, l'entourage du premier ministre a d'ailleurs rappelé lundi qu'une "reforme de l'ISF n'était pas à l'ordre du jour", tout en précisant que le Premier ministre avait demandé à Bercy "une évaluation globale du système fiscal d'ici la fin de l'année".
5000 fonctionnaires : un plancher
Interrogé sur le prélèvement de l'impôt à la source, une réforme qu'il juge "fondamentale", le ministre estime qu'il faut traiter le sujet "d'abord sous l'angle d'un choix politique à débattre préalablement avec les Français". "Ce n'est qu'en procédant de la sorte que l'on pourra réaliser cette réforme".
Concernant la suppression de 5000 postes dans la fonction publique, que certains dans la majorité trouvent insuffisante, le ministre assure qu'il ne s'agit pas d' "un plafond : c'est un plancher". Cela dépendra des ministres, que la nouvelle présentation budgétaire prévue par la LOLF autorise à "recruter moins d'agents" : "Il sera ainsi facile de voir tout de suite quels sont les ministères réformateurs", conclut-il.
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