© INTERNELe budget français pour 2006, actuellement en cours de finalisation, est "extrêmement offensif" sur les grandes attentes des Françai, a affirmé dimanche le ministre délégué au Budget dans une interview sur Radio J. "Dans ce budget, il y a des rendez-vous qui correspondent très largement aux attentes qui ont été exprimées (lors du référendum sur la Constitution européenne) le 29 mai par les Français", a indiqué Jean-François Copé. "C'est un budget qui est extrêmement offensif sur les grands rendez-vous", a-t-il relevé à deux reprises. Et de citer "l'emploi qui est la première priorité (...), l'Etat dans son aspect régalien, la sécurité, la justice, la défense".
Messages « parfaitement » reçus
Il a ajouté que le budget 2006 était également un "rendez-vous avec l'avenir : l'école, qui pour nous est un élément majeur avec la mise en oeuvre de la loi sur l'école, mais aussi tout ce qui concerne les nouvelles technologies, la compétitivité, la recherche et les infrastructures".
Selon lui, il est "important" de dire aux Français "nous avons très parfaitement reçu les messages qui nous sont adressés" mais "cela ne veut pas dire que l'on va régler tous les problèmes en quelques semaines ou quelques mois". Cela signifie, a-t-il poursuivi, que la "feuille de route" fixée par le Premier ministre Dominique de Villepin "en ce qui concerne le budget est clairement orientée vers les grandes attentes".
Croissance du PIB en 2006 prévue "entre 2,25 et 2,75%"
La croissance du Produit intérieur brut (PIB) est attendue dans une fourchette comprise entre "2,25 et 2,75%" en 2006. Au sujet de 2005, Copé a déclaré : "On reste sur la prévision évoquée par Thierry Breton il y a quelque temps qui est de l'ordre de 2%". "C'est l'objectif que nous nous fixons, on est au mois de juin, attendons un peu", a-t-il ajouté.
Jean-François Copé a également indiqué que la France est «en situation» pour que le déficit public soit «en-dessous des 3% du PIB» en 2005. Selon un document d'orientation budgétaire présenté mardi par Bercy, le gouvernement table toujours sur un déficit public de 2,9% du PIB en 2005 et de 2,7% du PIB en 2006. Par ailleurs, il a estimé qu'une réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) "ne semble pas d'actualité immédiate" à ce stade.
Interrogé par ailleurs sur les estimations vendredi du ministre de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement Jean-Louis Borloo d'un taux de chômage de 6% d'ici cinq ans, Jean-François Copé a déclaré : "C'est toujours intéressant d'avoir ce type de perspectives mais ce qui compte aujourd'hui c'est de créer une dynamique en termes de création d'emploi". Le taux de chômage atteignait 10,2% en France à fin mai.
François Hollande "est complètement à l'arrêt depuis trois ans" |
Interrogé sur les propos du premier secrétaire du PS François Hollande qui avait jugé, dans le Journal du Dimanche, que Nicolas Sarkozy "est en perpétuel excès de vitesse", Jean-François Copé s’est fendu d’une réplique virulente sur Radio J. "François Hollande est incroyable. Il a un vrai problème, il est complètement à l'arrêt depuis trois ans. Il est immobile, bloqué sur lui-même et donc, comme n'importe quelle personne qui est à l'arrêt et bloquée sur elle même, il a l'impression que tous les autres vont trop vite. Ca me paraît être le syndrome premier du comportement de François Hollande", a-t-il lancé. "Depuis trois ans François Hollande critique la majorité avec la même méthode et les mêmes calembours, a-t-il poursuivi. Mais il n'a jamais, depuis trois ans, contribué au débat politique, n'a jamais fait une seule proposition, n'a jamais produit le moindre livre, ni la moindre réflexion", a insisté le porte-parole du gouvernement. "Cela a pour conséquence que, sur tous les grands sujets qui engagent les Français - les retraites, la sécurité, l'emploi, la sécurité sociale -, on a d'un côté un gouvernement en initiative et de l'autre un chef de l'opposition qui ne prône qu'une chose, l'immobilisme". |
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