Les cours du pétrole chutent

le 07 juillet 2005 à 19h01 , mis à jour le 07 juillet 2005 à 19h11

Alors que les cours du baril de pétrole atteignaient des records mercredi soir, les prix ont assez fortement reculé à la suite des attentats à Londres. Les marchés redoutent que la peur du terrorisme freine les déplacements et réduise donc la demande en carburant.

Londres attentats bourse FrancfortDepuis l'annonce des attentats, les bourses européennes, comme ici celle de Francfort, connaissent de fortes baisses. © Martin Oeser, AFP

Les cours du pétrole brut ont fortement reculés jeudi. "Le recul est assurément le résultat des inquiétudes des investisseurs après les attentats de Londres", relève Marshall Steeves, de Refco. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de pétrole brut pour livraison rapprochée en août perdait 1,78 dollar à 59,50 dollars vers 18h45. Les cours du brut avaient atteint un nouveau record lors des échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance de New York en montant jusqu'à 62,10 dollars le baril, battant leur précédant sommet de 61,35 dollars de mercredi.

Ils ont ensuite chuté de près de 5 dollars en tombant jusqu'à 57,20 dollars le baril après les attentats de Londres, avant de se redresser. Sur l'International Petroleum Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,71 cent à 58,14 dollars vers 18h30. La baisse s'est accélérée après la publication des stocks de pétrole, car le bond des réserves de produits distillés s'est révélé "bien plus élevé qu'attendu", remarque Mike Fitzpatrick, analyste de Fimat.

Ouragan Dennis

L'été est la saison haute de la consommation de carburant aux Etats-Unis car les Américains font de grands déplacements en voiture pour leurs congés. En outre, la vigueur de l'économie américaine, dont la croissance pour le premier trimestre a été revue à la hausse à 3,8% récemment, entraîne une forte activité dans l'industrie et le transport routier, ce qui accroît la demande de diesel et de produits raffinés en général.

Les investisseurs craignent une pénurie dans la deuxième partie de l'année en raison du manque de capacités de raffinage du pays. D'après Jason Schenker, le recul des prix du pétrole est limité par rapport à son plancher de la matinée car "la chute des stocks de brut était plus importante que prévu et en raison des craintes liées à l'ouragan Dennis".

Photo : un trader à Francfort jeudi

le 07 juillet 2005 à 19:01
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3 Commentaires

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  • Yves, le 08/07/2005 à 23h53

    Je ne suis pas sûr qu'on puisse réellement parler de "chute". Il y a quelques temps, le pétrole était encore à 38 $ le baril et on s'inquiétait de le voir franchir la barre des 40 $. Apparemment, à lire cet article, il faudrait maintenant "craindre" une chute. Ne poussons pas s'il vous plaît ! Un retour à des cours normaux ne serait que bénéfique...

  • Stéphane, le 08/07/2005 à 10h57

    C'est triste que l'on soit obligé de vivre un tel drame pour que les prix du carburant baissent.

  • Fazer, le 08/07/2005 à 10h51

    A quand la répercussion à la pompe ? Là je crois qu'il ne faut pas rêver !

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