Gérard Larcher pointe les restaurateurs © LCIPour le nouveau gouvernement, le contrat de confiance avec les syndicats n'aura pas passé la période d'essai. Jeudi matin, en comité supérieur de l'emploi, les syndicats lui ont dit tout le mal qu'ils pensaient du "contrat nouvelle embauche", censé désinhiber les employeurs en leur garantissant la possibilité de licencier un salarié durant les deux premières années de son contrat sans devoir se justifier. La CGT-FO promet, pour la rentrée, des manifestations "au moins aussi forte qu'en mars". Le syndicat parie sur un front commun syndical.
Côté patronal, on a "donné un avis globalement favorable aux mesures proposées par le gouvernement". Mais, Denis Gautier-Sauvagnac, représentant du Medef, a précisé que les employeurs réclamaient "l'extension du contrat nouvelle embauche à l'ensemble des entreprises". Actuellement, ce contrat ne concerne que les entreprises de moins de vingt salariés.
Les syndicats ont aussi annoncé qu'ils allaient attaquer les mesures gouvernementales au plan juridique, tant en France qu'au niveau européen. Le "débat ouvert" souhaité par le ministre délégué à l'Emploi aura vite été refermé. "Nous devons faire évoluer nos modes d'organisation et trouver un nouveau point d'équilibre tenant compte tout à la fois des contraintes des entreprises et des aspirations des salariés à une forme de sécurité renforcée dans leurs parcours professionnels", avait indiqué Gérard Larcher.
Le ministre a insisté sur les garanties dont continueront à bénéficier les salariés : préavis, indemnités, accompagnement renforcé et droits au chômage anticipés et un accès au juge en dernier recours. Gérard Larcher a cité l'exemple de "l'Espagne, avec un contrat très souple qui couvre aujourd'hui 30% des salariés". Et de faire remarquer que ce pays avait désormais un taux de chômage inférieur à celui de la France. Les projets d'ordonnances du gouvernement sur les mesures d'urgence pour l'emploi seront examinés par le Conseil d'Etat "la semaine prochaine" pour venir en conseil des ministres "début août". Le ministre escompte une application à compter du 1er septembre.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





