
Pas de trêve estivale pour les faucheurs volontaires d'OGM. Ils se sont retrouvés vendredi peu après 13 heures à Menville, en Haute-Garonne, pour manifester aux abords de deux parcelles d'OGM protégées par un important dispositif des forces de l'ordre. "OGM non, non, non", scandaient les manifestants.
Le cortège, rassemblé à proximité d'une parcelle détruite dans la nuit de jeudi à vendredi, s'est dirigé vers un autre champ d'OGM, distant d'un à deux kilomètres et encerclé par une clôture et des gendarmes. A un premier barrage de gendarmes, les leaders des faucheurs, dont José Bové, ont appelé les manifestants à faire demi-tour et à ne pas chercher l'affrontement avec les forces de l'ordre, conformément à ce qu'ils avaient annoncé.
"Revendication collective"
La nuit dernière, un petite groupe de faucheurs a fauché une parcelle de 5.000 m2 de maïs OGM cultivée pour le compte de la société Pioneer. José Bové avait annoncé dans la matinée la volonté des faucheurs de "revendiquer collectivement cette action comme ils l'ont toujours fait". Un registre a été ouvert pour que les volontaires, parmi les quelques centaines réunis en assemblée générale à Verdun-sur-Garonne, puissent s'y inscrire. Les faucheurs avaient également annoncé leur intention de procéder à un nouveau fauchage après celui conduit discrètement la nuit dernière. Toutefois, jeudi à l'ouverture de l'assemblée générale du collectif, José Bové avait assuré qu'il n'était pas "question d'affronter les forces de l'ordre".
"Il faut condamner ceux qui orchestrent les opérations des faucheurs, ceux qui leur fournissent les moyens de leurs actions", a indiqué de son côté Jean Donnenwirth, porte-parole du groupe Pioneer, en rappelant que le groupe avait déposé une plainte avec constitution de partie civile pour "association de malfaiteurs" il y a un mois auprès du doyen des juges d'instruction de Toulouse.
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