Licenciement et suspensions pour les postiers de Bègles

Par D'après AFP, le 29 juillet 2005 à 11h34 , mis à jour le 29 juillet 2005 à 11h41

Le contractuel licencié et les trois agents exclus temporairement avaient "séquestré" des cadres du centre de tri de Bègles fin mai. Neuf des postiers sont mis en examen pour "séquestration de plusieurs personnes".

A.Tudéla/La Poste © INTERNE

La direction régionale de la Poste a annoncé vendredi à Bordeaux sa décision de licencier un contractuel et d'exclure temporairement trois des agents qui avaient "séquestré" pendant une vingtaine d'heures des cadres du centre de tri de Bègles (Gironde) fin mai.

Les exclusions vont de un à six mois. Quatre autres agents se voient sanctionnés par un déplacement d'office dans un rayon de 30 km, a annoncé Guy Thaureau, le directeur du courrier Aquitaine nord.

Mise en examen

Cette décision intervient une semaine après la réunion du conseil local de  discipline de La Poste, une commission paritaire constituée de représentants de  la direction et du personnel. Six autres agents avaient déjà été exclus le 13 juillet par le conseil national de discipline pour des durées allant de trois mois à deux ans. Neuf des postiers ont par ailleurs été mis en examen pour "séquestration de plusieurs personnes", après une plainte de la direction.

Les syndicats Sud-PTT, CGT et CNT-PTT qui ont mené ces dernières semaines  des actions et des mouvements de grève pour protester contre les sanctions avaient dénoncé par avance le possible licenciement de Fabrice Duluc, 31 ans, le contractuel qui a été le plus lourdement sanctionné par la direction.

Par D'après AFP le 29 juillet 2005 à 11:34
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Eric, le 29/07/2005 à 17h23

    être syndiqué ne donne pas des droits au dessus des lois. Pourquoi protester ? Dans n'importe quel secteur d'activité ou un employé prendrait en otage son patron ou son chef , il serait licencié et aurait des poursuites devant les tribunaux. Il n'y a rien d'anormal.

  • Jim, le 29/07/2005 à 16h58

    C'est très bien. Nos chers syndicalistes vont enfin voir qu'ils ne peuvent pas tout faire en toute impunité. Quand on fait quelque chose, on assume ces actes, c'est tout.

  • Jean-pierre, le 29/07/2005 à 16h30

    Que fais BESANCENOT? Il est en vacances, ou distribue le courrier(depuis combien de temps ne l'a t'il pas accompli son travail?) ou alors étudie un programme commun de gouvernement avec F. HOLLANDE et là la FRANCE n'est pas sortie de son marasme. SARKOZY peut dormir tranquille entre les tenants du grand soir et ceux qui font preuve du réalisme économique, qu'il plaise ou non.Séquestrer du personnel d'encadrement est un acte répréhensible judiciairement et administrativement, n'en déplaise aux syndicalistes.

  • JC, le 29/07/2005 à 15h20

    Licenciement et suspension seulement? Ils devraient se considerer etre chanceux. Ca aurait pu etre suivi d'une condamnation en justice.

  • Mike, le 29/07/2005 à 14h31

    C'est lamentable! je travaille au centre de tri de la poste et il faut savoir que la direction de la poste se moque totalement de ses salariés. Si ces personnes en sont arrivés à agir de cette façon c'est à cause du mépris des dirigeants de la Poste. Ne croyez pas que les postiers ont des avantages parce qu'il sont fonctionnaires! sachez plutot que j'ai reçu une paie de 1080? pour un mois de travail de nuit!J'ai plusieurs collègues qui attendent toujours leur paie du mois de mai! est-ce normal? je vous le demande...

  • Olivier, le 29/07/2005 à 14h25

    Ce qui est surprenant c'est l'absence de poursuite Pénales.. Si on prend quelqu'un dans le rue et l'enferme dans une pièce, la justice va intervenir pour séquestration.. Dans le cas des actions syndicales, la justice est étonnament absente... Un licenciement est certe déjà une bonne chose de la part de la poste, mais on aurait pu attendre une peine de prison ferme de la part de la justice...

  • Romain, le 29/07/2005 à 14h15

    Ce que ne souligne pas assez l'article, c'est que dans cette histoire, sur les 12 employés responsables de la sequestration, il y avait 1 CDI (pas le plus virulent des 12 evidemment) et 11 fonctionnaires. résultat : seul le contractuel à été "viré". C'est scandaleux, dans cette affaire grave, d'avoir sanctionné les fautifs en priorité sur leur statut puis seulement sur les faits, qui, à mon avis auraient mérité le licenciement de la plupart des responsables, certains ayant des "circonstance attenuantes"

  • Akharam, le 29/07/2005 à 12h09

    Excellentes décisions. Il faut que les socialos marxistes comprennent que les cadres sont des représentants de la loi dans une entreprise et ne doivent donc pas etre pris en otages pou revendiquer.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience