Lundi de Pentecôte : plus de "souplesse"

le 19 juillet 2005 à 13h05 , mis à jour le 19 juillet 2005 à 18h46

Le Premier ministre a souhaité mardi que le dispositif de la journée de solidarité soit appliqué "avec davantage de souplesse". Dominique de Villepin a invité employeurs publics et privés à "s'organiser librement en 2006".

pentecote © TF1

Férié puis travaillé et à nouveau chômé ? Depuis plus d'un an, le sort réservé au lundi de Pentecôte n'a cessé de fluctuer. Mardi, le Premier ministre à qui le comité d'évaluation a rendu ses conclusions, a souhaité que le dispositif de la journée de solidarité soit appliqué "avec davantage de souplesse".

Face à la vague de protestations suscitée par l'instauration d'une journée travaillée le lundi de Pentecôte, Jean-Pierre Raffarin avait demandé à un groupe de travail de faire le point et de formuler des propositions. Et le groupe a conclu à la nécessité de réintroduire de la flexibilité. "Il appartiendra en conséquence tant aux employeurs du secteur privé qu'à l'administration de déterminer les conditions dans lesquelles seront effectuées les sept heures de travail supplémentaires en faveur de l'autonomie, qui pourront être réparties dans l'année", est écrit dans le rapport Léonetti.

"Pérennise une injustice"

Dominique de Villepin a demandé au ministre de la Cohésion sociale et à celui de la Fonction publique de "préparer les textes réglementaires permettant aux employeurs publics et privés de s'organiser librement en 2006". Le Premier ministre a aussi demandé au ministre de l'Education nationale Gilles de Robien de lui faire des propositions avant la rentrée scolaire.

Force ouvrière estime que le rapport Leonetti "pérennise une injustice" dès lors qu'il "refuse de remettre en cause le principe d'une mesure qui vise les seuls salariés". Même argument pour le député PS Jean-Marie Le Guen qui dénonce "l'injustice" du principe d'un jour travaillé supplémentaire, qui "repose uniquement sur les salariés alors qu'il s'agit de solidarité nationale". La CFDT a estimé que le rapport "ne tire pas les conclusions nécessaires en préconisant de ne pas modifier la loi". "La CFTC estime elle que "cette mesure n'a ni sens, ni impact positif sur l'enrichissement de la Nation comme l'a démontré l'INSEE". "L'UDF appelle pour sa part le gouvernement à prendre ses responsabilités, et proposer une mesure simple : la suppression d'un jour de RTT".

le 19 juillet 2005 à 13:05
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6 Commentaires

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  • Marc, le 19/07/2005 à 15h56

    Entendu sur RTL ce midi, l'un des membres de la commission : au niveau de l'éducation nationale, il faudra choisir entre 7 heures de soutien aux eleves ou 7 heures de travail personnel sans eleve. A cela il faut comprendre : au niveau de l'éducation nationale, on ne change rien. Comment controler 7 heures de travail personnel sans eleve ? Rien ne change : le privé trime, le public profite. Au fait, amis du public, n'oubliez pas de prévoir les greves de la rentree ...

  • Paule, le 19/07/2005 à 15h32

    Tout ce foin pour en arriver là. Quels gouvernements nous avons... quel malheur !

  • Ci4ice, le 19/07/2005 à 15h20

    Les enseignants devraient utiliser cette journée pour rapprocher les jeunes des personnes agées !

  • Romuald, le 19/07/2005 à 15h00

    Si je comprends bien, ce seront encore, toujours et seulement les salaries qui paient. Quid des professions libérales ? D'autre part, avec une essence rendue à 1,20 ? (soit 8 frs), dont 80% de taxes, je pense qu'il y a là largement de quoi financer ces aides. Bref, ca commence à "gonfler" de toujours mettre la main au porte feuille alors que les augmentations de salaire se font de plus en plus rares !

  • Lio, le 19/07/2005 à 14h46

    En gros "démerdez vous !" Concrètement, ça va être le public qui sera en vacances, et le privé qui travaillera ce jour là.

  • Sebastien, le 19/07/2005 à 14h39

    Pauvre francais... trois ans pour s'occuper un jour férie...et on est toujours au case départ... Si l'état est vraiment besoin de l'argent... il n'a qu'à prendre de nos poches. Il n'a pas besoin de nous demander de travailler pour un jour férie... et maintenant on demande un peu de soupplesse? Si ce jour là on doit travailler... tous le monde travail. Pas d'exception. Pas de soupplesse... si non ce sera la pagaille. Monsieur de Villepin et Messieurs les commissions... comment voulez vous que je travail... si l'ecole est fermé? Comment voulez vous je travail... je vends mes services... si mes clients ne travailent pas? Pauvre francais... arreter de rever d'être le centre du monde. Arreter de rever les autres nous s

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