© DRLe pôle grenoblois Minalogic a été sélectionné mardi parmi la centaine de candidats aux pôles de compétitivité. Minalogic se veut à la pointe de la recherche industrielle sur les micro et nanotechnologies, la science de l'infiniment petit. Minalogic (Micro nanotechnologies et logiciel Grenoble-Isère Compétitivité) s'est spécialisé dans les puces électroniques, grâce à un rapprochement avec la microélectronique et les logiciels. Le projet repose sur trois piliers : recherche, enseignement et valorisation industrielle.
La recherche dans ce domaine s'est concentrée sur trois grands secteurs. La nanoélectronique devrait notamment permettre de développer des ordinateurs particulièrement puissants. La nanobiotechnologie, surtout à usage médical, permettra un jour d'administrer des médicaments "intelligents" ou de transporter de nouvelles cellules pour réparer des tissus endommagés. Enfin, les nanomatériaux devraient déboucher sur des produits nouveaux allant des tissus anti-taches aux écrans de cinéma à haute résolution.
On compte actuellement dans le département 16.600 emplois en micro nanotechnologies (14.500 dans les entreprises et 2.100 dans la recherche) et 12.800 emplois dans la conception de logiciels (11.000 dans les entreprises et 1.800 dans la recherche). Le projet a été porté par un comité de pilotage incluant le conseil général de l'Isère et huit autres collectivités territoriales, 28 entreprises, dont Schneider Electric et STMicroelectronics, et six structures de recherche publique et de formation, dont le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et l'université de Grenoble.
Photo : un chercheur de Minalogic à Grenoble
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