67 pôles pour enrayer les délocalisations

Par D'après AFP, le 12 juillet 2005 à 09h14 , mis à jour le 12 juillet 2005 à 12h08

Dominique de Villepin a opté pour une approche plus ambitieuse que prévu des pôles des compétitivité en retenant 67 dossiers, sur les 105 présentés, et en doublant l'enveloppe qui leur est destinée à 1,5 milliard d'euros durant trois ans.

Villepin pôles de compétitivité juil 2005 © LCI

Dominique de Villepin a opté pour une approche  plus ambitieuse que prévu des pôles des compétitivité en retenant 67 dossiers, sur les 105 présentés, et en doublant l'enveloppe qui leur est destinée à 1,5  milliard d'euros durant trois ans. La liste des pôles retenus a été publiée mardi matin à l'issue  d'une conférence de presse de Dominique de Villepin accompagné des ministres de l'Intérieur, de l'Emploi et de la Cohésion sociale et de l'Education nationale.

Plus d'infos

"Au total, 67 pôles ont été retenus", a indiqué le Premier ministre et le budget initial de 750 millions d'euros a été doublé. Les pôles bénéficieront d'une enveloppe de 1,5 milliards d'euros sur trois ans. La multitude de candidatures montre "que notre pays déborde de projets, de créativité et de talents", a souligné Dominique de Villepin.

Pôles, PME, universités

Sur ces 67 pôles, six correspondent à des "projets mondiaux" et neuf à des "projets à vocation mondiale" (lire ci-dessous). Les 52 autres ont davantage une vocation nationale ou régionale, comme le pôle Céramique en Limousin-Midi-Pyrénées-Centre, Plasturgie en Rhône-Alpes-France-Comté, Mobilité et Transports avancés en Poitou-Charentes ou Agronutrition en milieu rural à La Réunion.

Ces pôles visent à mettre en réseau, entreprises, centres de formation et unités de recherche publiques ou privées dans un esprit de synergie. Ils doivent constituer de véritables "écosystèmes de la croissance", selon Matignon. Ils bénéficieront d'exonérations fiscales et sociales (300 millions d'euros), de crédits d'intervention des ministères (400 millions d’euros) et de financements des agences publiques de recherche et d'innovation et de la Caisse des dépôts (800 millions d’euros). Le principe des pôles avait été décidé par le gouvernement Raffarin en septembre 2004. L'appel à projets - de décembre à février - a été dépassé par son succès et le gouvernement en a finalement reçu 105.

Saupoudrage ? 

Matignon réfute toute idée de "saupoudrage", sur le thème "tout le monde  doit être servi". "Cela aurait été du saupoudrage si on n'avait pas augmenté  l'enveloppe financière", estime-t-on. Les 67 pôles auront tous le même "statut juridique" mais les aides qu'ils  recevront seront proportionnelles à leur taille, notamment à leurs effectifs en  chercheurs qui seuls bénéficieront d'exonérations sociales. Certains pôles  compteront une dizaine de milliers de chercheurs, d'autres 5.000 à 6.000 ou  moins.

Pôles à vocation internationale et nationale

Les projets mondiaux sont :

  • Solutions communicantes et sécurisées (Provence-Alpes-Côte d'Azur), avec STMicroelectronics (matériels logiciels pour les télécommunications)
  • Lyonbiopole (Rhône-Alpes), avec Grand Lyon (virologie)
  • System@TIC Paris Région (Ile-de-France), avec Thales (Logiciels et systèmes complexes)
  • Minalogic (Rhône-Alpes), avec AEPI (Nanotechnologies)
  • Projet aéronautique, espace, systèmes (Aquitaine, Midi-Pyrénées), avec Aérospace Vallée (aéronautique, systèmes embarqués).
  • Méditech Santé (Ile-de-France), avec l'Agence régionale de développement (santé, notamment infectiologie et cancer)

Les neuf projets à vocation mondiale sont :

  • Image, multimédia et vie (Ile-de-France), par ARD Paris-Ile-de-France (multimédia)
  • Industries et agro-ressources (Champagne-Ardenne, Picardie), par Europol'Agro (utilisation non agricole de produits agricoles)
  • Sea-Nergie (Bretagne), avec Thales (Mer: océanographie, construction navale, pêche...)
  • Innovation thérapeutique (Alsace), par Alsace Bio-Valley (molécules, chirurgie non invasive)
  • Images et réseaux (Bretagne), par Conseil régional de Bretagne (électronique et télécommunications)
  • Mer, sécurité et sûreté (Provence, Alpes, Côtes d'Azur), par un comité de pilotage (mer: océanographie, construction navale...)
  • Pôle-i-Trans (Nord-Pas de Calais, Picardie), par Transports terrestres Promotion (construction ferroviaire)
  • Chimie-environnement Lyon (Rhône-Alpes), par Grand Lyon pour le compte d'Axelera (chimie)
  • Végétal spécialisé (pays de Loire), par CIVS (semences, horticulture, arboriculture)

Photo : Dominique de Villepin mardi à l'issue du CIADT

Par D'après AFP le 12 juillet 2005 à 09:14
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10 Commentaires

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  • INEXFRANCE, le 12/07/2005 à 17h14

    Artisan, j'installe du matin au soir des matériels Chinois/Japonais/Taiwanais sous le couvert de grandes marques Françaises. Alors allez rendre une visite sur le site: www.inexfrance.com Il n'y a pas que les tee shirt!!!!!

  • Bernard, le 12/07/2005 à 14h39

    IL CONTINUE DE REVE !! LES DELOCALISATIONS C EST AVANT TOUT LA CONSEQUENCE DU POIDS DES CHARGES DIRECT ET INDIRECT EN FRANCE ACCOMPAGNE DE CONTRAINTES ADMINISTRATIVES

  • Renaud UMP, le 12/07/2005 à 14h35

    Mensonge, mensonge, mensonge !!!! L'eurocratie dominante actuelle interdit strictement le dumping d'une entreprise ou d'un secteur d'activité. Si Monsieur le Premier Ministre souhaite véritablement appliquer ce qu'il dit sans se heurter à Bruxelle, il va devoir dénoncer Mastrich, Amsterdam, lahaye et nice. Les Français doivent savoir qui prend ce type de décision et qui arbitre ce genre de situation. A bientôt aux prochaines présidentielles.

  • Jean-Marc Flament, le 12/07/2005 à 13h54

    Ces mesures créeront des emplois dans les secteurs considérés et causeront la perte d'un plus grand nombre d'emplois dans d'autres secteurs. Le marché, c'est la somme des pouvoirs d'achats (rapport entre la monnaie en circulation dans le circuit marchand et les biens qu'elle permet d'acquérir) et ce pouvoir d'achat baisse sans arrêt. Il s'ensuit que les parts de marché prises par les uns échappent aux autres et que dans cette conjoncture concurrentielle, ce sont les entreprises dont les dépenses salariales sont les plus élevées qui croûlent les premières. Jouer l'économie nationale aux dépens de celle des autres pays est obsolète dans une économie mondialisée car la perte de pouvoir d'achat ailleurs dans le monde est un frein à l'exportation dont vivent un grand nombre de travailleurs. La solution aux problèmes économiques et sociaux actuels passe par une augmentation artificielle, liée à une meilleure redistribution, du pouvoir d'achat. La création monétaire serait impropre à assurer cette augmentation à cause de l'inflation qu'elle provoquerait mais il est possible de créer du pouvoir d'achat sans risque d'inflation. C'est tout l'intérêt du concept du robin actuellement étudié par des économistes de l'ONU et proposé auparavant à votre chaîne. Cfr JF Lancelier.

  • Eds, le 12/07/2005 à 13h48

    Ca tombe bien la France est un etat bon marché avec des fonctionnaires et des services public peu corrompu, honnête competent citoyens (blop) et bon marché et le monde du travail , revait d'une facture supplémentaire a payer.

  • Paule, le 12/07/2005 à 13h19

    Qui va en bénéficier ? les gros qui vont avoir encore des subventions, des exonérations etc. mais cela va-t-il réellement les empêcher de CONTINUER à délocaliser ? non, bien sûr. Et c'est encore les petits qui paient. Et quand vont-ils aider les pme ? les petits artisans qui EUX veulent pouvoir vivre de leur travail ? sans aucune pensée de se délocaliser càd de profiter du système en toute impunité.

  • Xx, le 12/07/2005 à 12h51

    On a oublier les pecheurs, il faut les transformer en eleveur de poissons et aider a la reproduction des especes, et non le contraire, tel que le thon, la morue, le cabillaud, les anchois, etc..., cela evitera l'appauvrissement des especes, ca amenera enormement d'argent a nouveau dans les caisses. Pour l'instant cela reste marginal, il faut que l'etat et les scientifiques, l'industrie de la peche, s'impliquent pour avoir une politique de developpement efficace, Il faut que l'etat, l'ifremer, les collectivite locales en prennent conscience, il faut rassembler les dernieres forces qui nous restent et developper les economies a grande echelle. Il y a plein de chose qu'il faut revoir sur le fond. ou on creusera la tombe de la France.

  • Frédéric, le 12/07/2005 à 12h51

    Bonjour, J'espère que Boulogne-sur-mer ne sera pas oublié. (comme d'habitude).

  • Rv, le 12/07/2005 à 12h44

    La réalité des pôles technologiques c'est qu?ils attirent les employeurs malhonnêtes qui bénéficient des réductions d?impôts et autres avantages pour deux ans après déposer le bilan, licencier le personnel et revendre la technologie qu?ils ont acquises à moindre frais.

  • Madani, le 12/07/2005 à 12h34

    Quels sont les 52 pôles à vocation régionale ou nationale ?

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