
Après l'ouverture du capital de Gaz de France, le gouvernement n'a pas perdu de temps et décidé de lancer dès lundi la procédure de cession de la totalité de ses participations dans les sociétés d'autoroutes ASF, SANEF et APRR, avec un choix des lauréats prévu à l'automne. Le ministre de l'Economie Thierry Breton l'annonce dans un entretien conjoint avec le ministre des transports Dominique Perben dans Les Echos.
Le Premier ministre Dominique de Villepin avait annoncé une relance surprise de la privatisation des autoroutes dans sa déclaration de politique générale le 8 juin, sans donner de détails sur l'opération. Le processus avait été lancé en 2002 par Laurent Fabius, alors ministre des Finances, et gelé en décembre 2003. L'Etat détient actuellement 50,3% des Autoroutes du Sud de la France (ASF), 70% des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) et 75% de la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (SANEF).
Choix à l'automne
Selon Les Echos, ces privatisations pourraient rapporter 11 milliards d'euros. Ce dernier "préférera être payé en numéraire plutôt qu'en titres", précise Thierry Breton sans donner de chiffre sur les recettes attendues. Elles devraient servir au désendettement de la France et à financer des agences pour le développement des infrastructures et des projets structurants, rappellent les ministres.
Les usagers préservés ?
L'appel à candidatures - ouvert à des Français comme à des étrangers, à des industriels comme à des financiers - sera lancé lundi matin avec une première remise des offres fixée au 22 août et un choix des lauréats qui devrait intervenir à l'automne, explique Thierry Breton. Les candidats "devront en particulier s'engager à rester durablement actionnaires", ajoute le ministre.
Côté usagers, la privatisation "ne change rien" surtout sur le niveau des péages qui sont négociés sur "moyenne période" depuis 2002 et 2004, précise Thierry Breton. Afin de garantir la mission de service public des sociétés autoroutières, un commissaire du gouvernement pourrait siéger au conseil d'administration de chacune d'entre elles, ajoute Dominique Perben.
(Image : la Une des Echos)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




