MG Rover passe sous contrôle chinois

le 22 juillet 2005 à 20h55 , mis à jour le 22 juillet 2005 à 21h03

Autrefois fleuron de l'industrie automobile britannique, désormais en faillite, MG Rover a été vendu au plus ancien constructeur automobile chinois : Nanjing Automobile. Ce dernier a d'ores et déjà annoncé son intention de délocaliser en Chine l'usine moteur et une partie de l'usine d'assemblage des voitures.

Rover automobile faillite

En avril dernier, en pleine campagne pour les élections législatives britanniques, MG Rover avait été placé en faillite, créant un grand émoi au sein de la population qui voyait le dernier constructeur indépendant britannique menacé de disparition. Ce drame industriel national pour le Royaume-Uni semble avoir trouvé sa conclusion : le constructeur automobile britannique a été vendu à la société chinoise Nanjing Automobile, ont annoncé vendredi soir les administrateurs du groupe en faillite, le cabinet PriceWaterHouseCoopers (PwC).

Créé en 1947, Nanjing Automobile est le plus ancien constructeur automobile chinois. Le groupe faisait partie des trois repreneurs potentiels en discussion avec PriceWaterHouseCooper à propos de la reprise du constructeur britannique ; il était en compétition avec Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC) et un homme d'affaires britannique, David James.

Nanjing Automobile annonce ses intentions

Nanjing Automobile a indiqué qu'il allait délocaliser l'usine moteur et une partie de l'usine d'assemblage des voitures en Chine. Il a annoncé qu'il allait conserver l'autre partie de l'usine d'assemblage au Royaume-Uni. Il compte aussi développer au Royaume-Uni un service de recherche et de développement. Aucune indication chiffrée sur le nombre d'emplois maintenus au Royaume-Uni n'était disponible vendredi soir. Pendant une période de transition, le restant des salariés va continuer à être employée par MG Rover et par l'usine de transmission Powertrain, qui constitue l'autre gros actif du groupe MG Rover.

Rover employait 6.100 personnes à Longbridge, son site historique, situé près de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre. Quelque 5.000 d'entre eux ont été licenciés avec effet immédiat au moment de la mise en faillite du groupe en avril.

Photo d'ouverture : archives

le 22 juillet 2005 à 20:55
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