
Trois jours après avoir annoncé la fermeture de la Samaritaine pour six ans de travaux, la direction du célèbre grand magasin parisien, propriété du groupe LVMH, a abordé vendredi matin pour la première fois, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, la question de l'avenir des salariés. A l'issue de cette réunion, la direction du magasin a confirmé le maintien des contrats de travail et salaires de ses 734 employés dans le cadre d'un "dispositif exceptionnel d'accompagnement" jusqu'au 31 octobre 2006. Ce dispositif repose sur le "reclassement interne au sein du Groupe LVMH" (au Bon Marché ou chez Séphora notamment), un "dispositif actif de mobilité externe", l'"accompagnement renforcé des salariés porteurs de projets (création d'entreprise)" et un "dispositif de préretraite basé sur le volontariat". Dans ce cadre, une Charte d'évolution professionnelle sera proposée à chaque salarié.
Par ailleurs, s'agissant des personnels de démonstration et sociétés de marques (700 personnes), La Samaritaine a décidé la "mise à la disposition" de ses anciens partenaires commerciaux sur le site "d'un dispositif d'accompagnement" afin d'aider "à la réaffectation ou à défaut à l'embauche de leurs salariés qui travaillaient" à la Samaritaine. "D'ores et déjà, une solution a été trouvée pour la moitié des démonstrateurs et des salariés des concessionnaires", a affirmé la direction de La Samaritaine.
Mercredi, le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo avait assuré que le Pdg de La Samaritaine Philippe de Beauvoir avait pris "de formels engagements" sur le sort des salariés, ajoutant: "croyez-moi, on sera vigilant !" Jeudi, le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a proposé à la direction de LVMH une réunion "dès la rentrée de septembre", pour étudier les conséquences sociales de la fermeture.
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