© TF1A quelques jours de la rentrée des classes, il faut remplir les cartables, les armoires... et vider les portefeuilles. En plus des fournitures habituelles, de plus en plus de parents dotent leurs enfants d'assurances scolaires spécifiques. Celles-ci ne sont pas obligatoires mais peuvent être exigées pour les activités obligatoires (à l'intérieur et à l'extérieur de l'établissement). Elle devient nécessaire pour les activités facultatives organisées par l'école. Par ailleurs, elle est souhaitable pour couvrir toute la période extra-scolaire (trajets, loisirs).
Les parents doivent bien vérifier que l'enfant est assuré pour les dommages qu'il pourrait subir dans leurs propres contrats d'assurance (habitation, vie) et pour ceux qu'il pourrait causer. "Les parents qui se sont contentés de leurs contrats personnels se rendent compte souvent qu'ils ne sont pas assez complets", notamment sur les montants et les services, relève Edgard Mathias, président de la Mutuelle assurance élèves (MAE). "L'assurance scolaire est devenue, dans les faits, indispensable", reconnaît le ministère de l'Education nationale sur son site internet.
Racket ou accident sur le trajet
Reste à déterminer le meilleur moyen de bénéficier de cette couverture. Les différents contrats d'assurance varient de 8 à 30 euros par an. Ainsi, la Mutuelle assurance élèves (MAE) revendique 14 millions d'élèves scolarisés de la maternelle à l'université. La Mutuelle a la possibilité d'entrer dans les salles de classe. Un privilège dont bénéficient également les MMA, associées avec la PEEP. En 2004, la mutuelle comptait 200.000 assurés et 112.000 contrats. Mais les autres assureurs se sont pas restés en marge : Maaf affichait 480.000 contrats scolaires, Axa France 304.000 contrats, les AGF 220.865 et Gan 97.200. Chez Groupama et GMF, cette couverture est inclue dans le contrat habitation. La grande distribution s'est également lancée sur ce créneau mais reste discrète sur ses chiffres.
Les réelles innovations sont désormais plutôt rares : cartable volé, lunettes brisées, instrument de musique cassé ou encore chute, bagarre, maladie, racket : la panoplie des risques couverts est déjà très complète. Elles restent néanmoins l'argument principal pour inciter les parents à souscrire un contrat spécifique. A la MAE, sur les 130.000 à 150.000 dossiers d'indemnisations annuels, les deux tiers émanent d'incidents subis sur le trajet ou pendant les activités scolaires.
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