© INTERNE"En décidant de vendre à l'encan certaines autoroutes, le gouvernement fait un mauvais calcul financier mais aussi une erreur écologique qui aura des conséquences tragiques". La critique est d'autant plus sévère qu'elle provient, non des rangs de la gauche ou de militants écologistes, mais... de l'ancienne ministre UMP de l'Ecologie, Roselyne Bachelot, aujourd'hui députée au Parlement européen.
Dénonçant "l'errance patrimoniale proposée par les surdoués de Bercy", l'ancienne ministre qualifie, dans une tribune publiée par Libération, "d'erreur stratégique" le fait de "vendre pour 10 milliards (d'euros) une série d'actifs dont le revenu actualisé à vingt-cinq ans est estimé à quatre fois plus".
Un renforcement du "tout-bagnole et tout-camion"
Appelant le Premier ministre, Dominique de Villepin, à "reprendre le dossier en main", Mme Bachelot considère en outre que "cette décision serait particulièrement funeste dans le registre de l'écologie", alors que "la réduction des émissions de gaz à effet de serre est un des enjeux majeurs du XXIe siècle".
Selon l'ancienne ministre, la vente des actifs autoroutiers va dans le sens d'un renforcement de la politique du "tout-bagnole et tout-camion", alors que toutes les solutions alternatives sont à mettre en place", ce qui, ajoute-t-elle, "nécessite d'importants investissements publics". Evoquant "l'horreur écologique qui se profile si nous refusons de protéger les financements nécessaires aux alternatives à la route", Mme Bachelot "veut espérer" que "la funeste décision" de vente des actifs autoroutiers par l'Etat "fera long feu".
Photo d'ouverture : l'ancienne ministre UMP de l'Ecologie, Roselyne Bachelot - archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...




