© LCIEn déplacement à Reims, le chef de l'Etat a profité de la visite d'une usine de production de bioéthanol dans la Marne pour relancer la politique de carburants propres en France. Comme dans les années 70 lors de la première crise pétrolière, la flamblée des prix du carburants (plus de 70 dollars le baril ces derniers jours) est beaucoup plus porteur pour les énergies vertes que n'importe quelle menace de réchauffement climatique.
Jacques Chirac a estimé que "le prix du pétrole risque d'être durablement élevé" et que "le renouveau de notre politique énergétique est indispensable". Ce renouveau "passe par des politiques d'économies d'énergie, mais aussi par la mise au point de nouvelles technologies", a dit le président entouré de plusieurs de ses ministres, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Renaud Dutreil et Thierry Breton.
Retard
Le Président a déclaré avoir demandé "au gouvernement de lancer dès à présent les investissements nécessaires" pour multiplier "par sept la part des biocarburants dans la consommation totale", a-t-il déclaré. La France est en retard dans ce domaine, avec une part de biocarburants de 0,8%. Or, une directive européenne fixe cette part à 5,75% en 2010.
Le secrétaire national des Verts, Yann Wehrling, a estimé que ces propos étaient de la "poudre aux yeux". "Le gouvernement essaie de donner le sentiment aux gens qu'on va pouvoir continuer à rouler comme avant. Il faut réduire la place de la voiture, c'est la seule solution". Car les biocarburants ne sont pas la solution miracle : "si la totalité des terres cultivables en France était dédiée aux biocarburants (produits à partir de plantes comme le colza ou certaines céréales), seule la moitié des besoins seraient couverts, a affirmé le secrétaire national des Verts.
Le budget indexé sur le prix du pétrole |
Le budget 2006 de la France reposera sur une prévision de cours du pétrole située entre 50 et 60 dollars le baril, a indiqué mardi le ministre des Finances Thierry Breton, qui accompagnait le président Jacques Chirac à Reims. "On est entre 50 et 60 (dollars), on n'a pas encore arrêté", a-t-il dit. Le chiffre retenu sera en tous cas "au-dessus de 50 dollar le baril".
Photo : Jacques Chirac, mardi 30 août à Reims.
Photo : Jacques Chirac, mardi 30 août à Reims.
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