© INTERNEA l'approche de son discours de rentrée, Dominique de Villepin ne pouvait espérer meilleure nouvelle. Selon les chiffres publiés par Le Parisien, le nombre de demandeurs d'emploi a baissé de 1 % au cours du mois de juillet. Soit 25.600 chômeurs de moins.
Le taux de chômage est ainsi repassé sous la barre symbolique des 10 %, s'établissant à 9,9 % de la population active. Le nombre de chômeurs s'établit désormais à 2.423.300 personnes.
Il s'agit de la quatrième baisse consécutive du chômage, après un recul de 0,1 % en avril, autant en mai, et 1,4 % en juin. Mais c'est surtout la deuxième baisse significative en deux mois : en juin, la baisse de 1,4 %, qui avait ramené le chômage à 10,1 % de la population active, avait constitué la bonne surprise du début de l'été - accueillie alors avec optimisme par un gouvernement qui s'était cependant refusé à pavoiser. Cette fois-ci, le renversement de tendance semble amorcé.
"Les fruits" de Borloo
C'est une "bonne nouvelle", car "derrière ces chiffres il y a des hommes et des femmes qui retrouvent du travail", a commenté mercredi matin Thierry Breton. La lutte contre le chômage "est une priorité de longue haleine", mais "c'est la tendance qui est importante", a-t-il dit.
De son côté, le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo a affirmé n'avoir jamais douté que son plan de cohésion sociale "commencerait à produire ses effets", estimant qu'avec la baisse du chômage en juillet, "on est dans les clous de ce que j'avais prévu, on est à l"heure". L'UMP a aussi salué "la baisse du chômage sous le seuil symbolique de 10 %", une "bonne nouvelle pour la France et les Français" dans laquelle le parti voit également le résultat de "l'action déterminée du gouvernement de Dominique de Villepin, et particulièrement (du) plan de cohésion sociale, (qui) commencent à porter leurs fruits".
Mais l'interprétation du phénomène est bien sûr différente chez les syndicats. "A priori l'explication vient de deux éléments : d'abord un nombre de radiations qui, comme le mois précédent, a été assez importante ; et un deuxième élément, le traitement social du chômage, que l'ancien gouvernement avait abandonné et qui est en train de remonter", a déclaré Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, sur France 2.
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