Controverse sur le coût de la rentrée

le 22 août 2005 à 18h42 , mis à jour le 23 août 2005 à 15h34

En hausse ou en baisse ? Deux études, l'une de la Confédération syndicale des familles, l'autre de Familles de  France, donnent des résultats opposés sur le coût des équipements pour la rentrée 2005. La première souligne la baisse du prix des calculatrices et ordinateurs, la deuxième cite la hausse des prix en supermarchés.

Rentrée scolaire fourniture écoles cartable © INTERNE

Rendue publique lundi, une première enquête, menée par la Confédération syndicale des familles, semble confirmer une relative stabilité du coût des achats pour la rentrée depuis deux ans. Selon cette étude, les familles débourseront quasiment autant que l'an dernier, avec une très lègère baisse (-0,44%) du coût des équipements pour cette rentrée scolaire 2005. Fournitures, transports ou assurance s'échelonnent entre 45 et 800 euros, de la maternelle à la terminale technologique, selon la CSF : entre 45 et 170 euros pour un enfant scolarisé en primaire, 330 euros environ pour un collégien, mais entre 600 et 800 euros pour un lycéen.

La baisse "a très peu d'impact sur le budget des familles", a relativisé Josette Rollin, responsable au secteur éducation à la CSF, en soulignant par exemple la baisse du prix des calculatrices. Cette modération s'équilibre cependant par la tendance des familles, observée cette année, à "acheter une qualité légèrement supérieure, notamment pour les cahiers, ou des stylos qu'on va choisir avec des mines plus fines".

"La tendance grandissante à la marchandisation de l'école"

Présentée mardi, l'enquête 2005 de Familles de France, tout en confirmant elle aussi la relative stabilité, donne une tendance toujours à la hausse : selon cette étude, le coût de la rentrée d'un élève de 6e - fournitures indispensables et vêtements de sport - s'établit cette année à 186,32 euros, soit 0,9% d'augmentation. Et là où la CSF citait la CSF la baisse du prix des calculatrices, Familles de France met en exergue l'augmentation du prix du papier (+3,27%), la multiplication d'articles fantaisie ou griffés et à la hausse des prix en supermarchés (+2,16%), non compensées par la baisse du textile (-1,18%), résultat des délocalisations de fabrication.

Les deux études se retrouvent toutefois pour souligner que ces calculs ne comprennent pas d'autres coûts nécessaires répartis dans l'années, tels les transports, la cantine, l'achat de dictionnaires, l'inscription aux activités culturelles et sportives, sorties, voyages scolaires, cours de soutien et rattrapage... A ce propos, la CSF a tenu à mettre l'accent sur "la tendance grandissante à la marchandisation de l'école, c'est-à-dire tout ce qui concerne le parascolaire, les cours particuliers dispensés par des entreprises privées", soulignant que "le principe de la gratuité du système scolaire est remis en cause mettant à mal le principe de l'égalité des chances".

La CSF a également rappelé ses deux principales revendications : elle demande d'une part que les fournitures scolaires soient assorties d'une TVA de 5,5%, car elles "doivent être prises comme des produits de première nécessité". Elle souhaite d'autre part l'instauration de paliers dans "l'allocation de rentrée scolaire, car tout le monde touche la même somme. Or un enfant de CP ne représente pas les mêmes dépenses qu'un enfant qui entre en seconde".

le 22 août 2005 à 18:42
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