Des fruits et légumes à "prix vérité" à Paris

le 18 août 2005 à 07h51 , mis à jour le 18 août 2005 à 22h09

Des producteurs de fruits et légumes ont organisé jeudi une vente à prix coûtant dans Paris et la région parisienne, afin de dénoncer les marges pratiquées par la grande distribution.

fruits_legumes_paris

Melons, tomates, pêches, brugnons, prunes, salades et pommes de terre... la place de la Bastille, à Paris, a pris ce jeudi des allures de gigantesque marché. Répondant à l'appel de la Confédération nationale des syndicats d'exploitants familiaux (Modef), des dizaines de producteurs de fruits et légumes ont décidé d'organiser une vente de leur production à prix coûtant ou "prix vérité". Les manifestants, venus du Lot-et-Garonne, de la Charente, des Bouches-du-Rhône et de la Drôme, sont arrivés tôt le matin avec deux semi-remorques chargés de quelque 50 tonnes.

"Nous vendrons tous ces produits à un prix qui prend en compte la rémunération pour le producteur, le transport et la marge pour la grande distribution", expliquait avant le début de la vente le secrétaire général national du Modef, Raymond Girardi. Les consommateurs ont pu ainsi acheter un kilo de tomates à 1,35 euro alors qu'il est vendu entre 1,50 et 2,50 euros dans les supermarchés.

"Racket" de la grande distribution

"Cette opération de solidarité et de vérité des prix est organisée afin de de sensibiliser les consommateurs à la situation des producteurs et de dénoncer le 'racket' de la grande distribution", a expliqué Raymond Girardi. Le Modef entendait également dénoncer "la passivité du gouvernement qui n'a pris aucune initiative en faveur des producteurs touchés par la crise depuis deux ans alors qu'il n'y a que des solutions politiques à la crise actuelle". Le MODEF avait organisé le même genre d'opération en août 2004 sous la Tour Eiffel.

Une vingtaine de points de vente étaient prévus dans la journée à Paris, place de La Bastille notamment et dans le Val-de-Marne, en Seine Saint-Denis et en Seine-et-Marne.

Photo d'ouverture : le marché improvisé - DR

le 18 août 2005 à 07:51
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13 Commentaires

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  • Bob, le 19/08/2005 à 07h27

    Alors moi qui suis du lot et garonne je comprend pas!!! Quand je vais au marché alors je paye mes fruits et légumes plus cher quand grande surface... Snif, comprend pas!!!

  • Montjoye, le 18/08/2005 à 21h52

    Bravo ! voila une bonne baffe aux supermarchés ! je prèfére largement ce type d'action que de jeter des tonnes et des tonnes de fruits .....

  • Laurence, le 18/08/2005 à 18h15

    Tout a fait solidaire avec les producteurs de fruits.Si des coopératives de fruits à l'initiative des agriculteurs se montaient je serais la première à leur acheter leur produits comme je le fais pour ma viande depuis 3 ans.Nous sommes dans un pays de production de fruits et l'on retrouve sur les étals des supermarchés ,des fruits espagnols à 40 centimes d'euros moins chers que les français(prix constates hier ,nectarines).Nos gouvernants devraient faire en sorte de privilégier les produits français en permettant aux producteurs de vivre convenablement du fruit de leur travail.Ca éviterait aussi de voir les fruits pourrir sur les arbres comme les poires que des producteurs du Gard n'ont pas pu cueillir parce que les cours se sont effondrés car le marché est inondé par des fruits venant d'Amérique du sud ,qui ont traîné pendant de longues semaines dans des frigos.C'est à croire que l'on veut la mort de toute la production agricole française.

  • BRIGITTE, le 18/08/2005 à 14h15

    ARRETEZ DE DIRE C'EST LA FAUTE DE... MAIS VENEZ DANS LES REGIONS ET FAITES VOS VENTES ET DIRECTEMENT, JE SUIS SURE D'UNE REUSSITE CERTAINE. NS LES CONSOMMATEURS NS NE POUVONS RIEN FAIRE SI CE N'EST DE NE PAS ACHETER QUAND LES PRODUITS SONT TROP ELEVES BB

  • Laurent-D, le 18/08/2005 à 13h23

    J'habite au pays des melons, à coté de cavaillon. Dans mon village, il y a un marché chaque semaine, ou les producteurs viennent vendre leur melon, plus cher qu'à intermarché dans le même village.. De qui se moque t on ? Un certain nbr de distributeurs sont coté en bourse et leur résultats publiés. Or, quel est le ration résultat net sur chiffre d'affaires ? Moins de 5%.. En parallelle, quel est le ratio des grossiste ? Plus de 10%... Quand aux producteurs, cessont de se focaliser sur le pauvre mec qui fait trois tomates, mais regardons les entreprises de taille normale, qui trustent les aides, et réalise des résultats nets encore supérieurs aux précédents... Bref, beaucoup de parole de la part des média, mais quel travail d'investigation pour montrer la réalité ? néant...

  • ., le 18/08/2005 à 11h09

    Je suis allé en Charente au mois de juillet , les melons de mème origine étaient à 2?50 producteur sur le marché et 1?50 en super marché , ou est la (vraie) vérité ? ! Souvent le producteur vend aussi ,si ce n'est plus cher, que le super marché ! Là , pourtant il n'y a pas d'intermédiaires !

  • Denis, le 18/08/2005 à 10h38

    Enfin le peuple se révolte un peu face au capitalisme tueur !

  • Rony, le 18/08/2005 à 09h59

    Moi j'habite a toulouse comment je fais. c'est bien cette initiative mais a quand des prix abordable ? RONY

  • Olivier, le 18/08/2005 à 09h55

    Bonne initiative... Mais plutot que de montrer la distribution du doigt, les producteurs devraient plutot développer leur propre réseau de distribution... Et le financer.... !!! Car le problème est bien là, financer un réseau de distribution, des surfaces commerciales, du stock etc... cela coute.. Mais si dans l'industrie on arrive à le faire pourquoi pas dans l'agriculutre. Dans le temps pour acheter des composants électronique il fallait les acheter chez des distributeurs Locaux.. Maintenant on peut grace aux moyens de commuinications acheter directement chez les producteurs en Asie.. Gains de l'ordre de 30% à 50%.... Cela vaut le coup.. Le jour ou on pourra acheter notre blé directement chez des brésiliens et se le faire envoyer en express, alors enfin les producteurs seront correctement payés..

  • Pierre, le 18/08/2005 à 09h47

    Pourquoi les producteurs de fruits et légumes ne s'organisent-ils pas au lieu de dénoncer le "racket" dont ils seraient victimes ? Qu'ils se bougent un peu et je suis sur du résultat : tout le monde en a marre de payer une fortune des fruits et légumes insipides, non ?

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