© INTERNELe fameux vichy blanc et rose, emblème de la marque, n'a pas trop perdu de ses couleurs…Un an après son rachat par le groupe de textile hard discount Vetura (enseigne Fabio Lucci), Tati va plutôt bien. Ou pas trop mal. La CGT a salué vendredi "sa renaissance".
La majorité des salariés des magasins à petit prix ont conservé leur emploi. Le groupe avait expliqué à la fin octobre 2004 que 172 salariés sur les 997 que comptait Tati avaient été licenciés. En fait, selon la CGT-Commerce, 25 de ces licenciements ont touché les salariés qui voulaient rester dans l'entreprise. Les autres s'étaient plus ou moins portés volontaires. Le syndicat s'est félicité mercredi que le groupe soit "loin de la catastrophe annoncée".
Côté social
Autre touche de lumière, de nouveaux magasins Tati se sont ouverts depuis le rachat de l'enseigne. En Ile-de-France, à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, et Marseille. Une vingtaine au total pourrait voir le jour d'ici fin 2006. "C'est une renaissance puisque on a frisé une grosse catastrophe, mais la CGT avait toujours dit que Tati était une entreprise viable, qui avec un bon gestionnaire pouvait renaître. C'est ce qui se passe à l'heure actuelle", a affirmé sur Europe 1 Véronique Cléry, déléguée CGT.
Reste une tache noire sur le tissu vichy, les conditions de travail. Véronique Cléry, "présente depuis 22 ans chez Tati", regrette "l'esprit Tati qui se fait moins sentir avec le côté social que nous avions précédemment et qui manque un peu" aujourd'hui. "Mais nous sommes surtout contents de pouvoir conserver nos salaires bien que les conditions de travail soient quand même très dures", a conclu la déléguée CGT. En redressement judiciaire depuis le 2 septembre 2003, le groupe Tati est tombé le 5 août 2004 dans l'escarcelle du groupe de textile Vetura pour un montant de 14,5 millions d'euros.
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