© INTERNEPetits ou gros, les actionnaires de sociétés françaises peuvent se frotter les mains : signe de la bonne santé des entreprises hexagonales, qui soutient les performances du CAC 40, les montants des bénéfices redistribués ne cessent de progresser. Les groupes qui forment le CAC 40, l'indice vedette de la Bourse de Paris, ont ainsi versé à leurs actionnaires 22,26 milliards d'euros sous forme de dividendes au titre de l'exercice 2004, contre 15,08 milliards d'euros au titre de 2002, selon des données compilées par Natexis Banques Populaires.
Pour 2005, les analystes de la banque française attendent une nouvelle progression du chiffre, à 24,75 milliards d'euros. Cette politique active de redistribution des profits est permise par la belle santé des groupes français, dont les résultats semestriels ont poussé le CAC 40 au-dessus des 4.500 points mardi, pour la première fois depuis plus de trois ans. Ces dernières semaines, nombre de résultats de sociétés ont en effet dépassé les prévisions des experts les plus optimistes.
Expansionisme ou redistribution
Résultat: "les groupes du CAC 40 regorgent de cash". Pour utiliser ces liquidités, les sociétés ont trois solutions : rétribuer leurs actionnaires à travers des dividendes ou des rachats d'actions, s'engager dans des projets d'investissement ou se lancer dans des opérations de fusions-acquisitions. Cette dernière option semble retrouver sa place dans la stratégie de développement des groupes, remarquent les observateurs de la Bourse : Pernod Ricard, Total, Saint-Gobain ou encore Adidas...
Mais le versement d'un dividende aux actionnaires s'attire aujourd'hui toutes les faveurs des sociétés. Les groupes du CAC 40 redistribuent aujourd'hui en moyenne un peu plus du tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividendes. Parmi les plus généreux, Accor (61,10% de ses bénéfices reversés au titre de l'exercice 2004), Suez (60,93%), mais aussi TF1 (58,40%) ou Schneider Electric (50,09%), selon des chiffres de la société d'analyse FactSet JCF cités par Natexis Banques Populaires. Revers de la médaille, le niveau d'investissement des groupes tend à pâtir de cette politique.
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