© DRLe groupe Hewlett-Packard n'a reçu aucune subvention pour créer des emplois en France, a affirmé vendredi le PDG de HP France, Patrick Starck. "Il n'est pas exact de dire que nous avons promis de créer des emplois en France en échange de subventions", a affirmé M. Starck. "Nous avons juste bénéficié d'aménagements des infrastructures d'accès aux zones industrielles concernées, des aménagements de voie publiques, de viabilisation et de ronds-points qui ont bénéficié à toute la zone", a-t-il ajouté.
"La démarche du Premier ministre demandant le remboursement d'aides qui auraient été versées pour créer des emplois me paraît d'ailleurs tout à fait légitime", a dit M. Starck. Mais "l'utilisation politique qui est faite du cas HP et les contre-vérités qui y sont associées sont nuisibles pour l'entreprise et pour ses employés", a-t-il estimé.
1.25 millions d'euros
Plusieurs hommes politiques, dont le Premier ministre Dominique de Villepin, ont réclamé vendredi que HP, qui prévoit de supprimer 15% de ses effectifs en Europe, soit près de 6.000 emplois - dont 1.240 en France - rembourse les aides publiques à la création d'emplois dont il aurait bénéficié.
Le président du conseil général de l'Isère André Vallini (PS) a notamment demandé à HP le remboursement de quelque 1,25 million d'euros d'aides à la création d'emplois versées par le département en 1998. Il avait alors détaillé ces aides comme étant composées de "648.000 euros à l'établissement public de l'Isle-d'Abeau pour réduire le prix du foncier sur lequel HP allait s'implanter" et "610.000 euros à la commune d'Eybens pour améliorer la desserte du site de l'entreprise et son extension".
Licenciements d'ici 2008
Le président de HP France a d'autre part assuré que son entreprise était "prête à discuter avec toutes les collectivités locales concernées de toutes les mesures propres à soutenir les bassins d'emplois touchés" par ces réductions d'effectifs. Il a aussi promis d'engager avec les syndicats "une analyse des projets visant à pérenniser nos investissements durables en France". "HP ne veut pas se retirer de France", a-t-il martelé.
Hewlett Packard a annoncé la suppression d'ici 2008 de 1.240 emplois en France dont 500 à 600 des 2.100 salariés du site de Grenoble-Eybens ainsi que la moitié des 310 salariés de celui de l'Isle d'Abeau (Isère), ont précisé les syndicats.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




