© INTERNESi la réforme du contrôle des chômeurs a introduit le principe de la gradation des sanctions, la radiation des listes et la suspension des allocations étaient déjà utilisées par les services de l'emploi. Entre novembre 2003 et octobre 2004, 18,82% des demandeurs d'emploi ont été sanctionnés : près de 47% pour "absence à convocation", près de 15% pour fraude ou fausse déclaration, 1,40% pour "refus d'emploi, de formation ou de visite médicale" et 37% pour un "doute sur la recherche d'emploi".
L'ANPE effectue 500.000 radiations temporaires par an en moyenne et l'Etat prononce environ 15.000 exclusions par an (contrairement aux radiations, elles entraînent la perte des allocations pendant leur durée), selon des chiffres de la Direction générale du travail de l'Emploi et de la Formation Professionnelle. Les Assedic font en moyenne 350.000 signalements par an de demandeurs d'emploi dont elles doutent de l'effectivité des recherches. C'est ensuite à la Direction départementale du travail (DDTEFP) de décider de leur exclusion ou non.
Sur ce point, loi du 18 janvier 2005, dont la circulaire vient de paraître, introduit une nouveauté, en reconnaissant un pouvoir conservatoire des Assedic en matière de sanction avant la décision de la DDTEFP. En réalité, tous les cas provoquant des sanctions étaient prévus dans le Code du Travail depuis bien avant la réforme. L'article R 311-3-5 (décret du 5 février 1992) prévoit ainsi la radiation de tout demandeur d'emploi refusant un emploi "compatible avec (sa) spécialité ou (sa) formation antérieure", de suivre une formation ou encore de répondre à une convocation de l'ANPE. Le même article prévoit la radiation dès lors que les chômeurs "ne peuvent pas justifier" de l'accomplissement d'actes positifs de recherche d'emploi" ou en cas de fraude.
Pays | Mesures contraignantes |
France | - Le chômeur rend compte de sa situation tous les mois et se rend à des entretiens
- "Projet d'action personnalisé", actualisé au sixième mois, puis au 12ème.
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Allemagne | - Obligation de signer une "convention d'intégration", convocations régulières.
- Le profil défini détermine la périodicité des entretiens, les démarches à accomplir.
- En cas de refus d'un "emploi convenable", les droits peuvent être suspendus jusqu'à douze semaines. Si les suspensions accumulées dépassent une durée totale de 21 semaines, les droits sont totalement supprimés.
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Grande-Bretagne | - Le demandeur d'emploi s'engage à effectuer des démarches, définies en fonction de son profil.
- Chaque demandeur doit justifier de trois démarches par semaine.
- Pour les moins de 25 ans, l'aide à la recherche augmente à partir du 6ème mois, au 12ème mois pour les autres.
- Les droits peuvent être suspendus jusqu'à 26 semaines en cas de refus d'un emploi proposé.
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Belgique | - Les chômeurs doivent "pointer" une ou deux fois par mois.
- Pour les moins de 30 ans au chômage depuis plus de 15 mois et dont les efforts de recherche d'emploi sont jugés insuffisants, le suivi devient plus régulier.
- Un "accord de coopération" sera proposé à tous les demandeurs d'emplois d'ici juillet 2006. Le refus de le signer entraînera une réduction du montant et/ou de la durée des droits.
- Le refus d'un emploi peut donner lieu à une suspension des droits jusqu'à 52 semaines.
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Italie | - Aucun "pointage" ni entretien régulier prévu
- Les demandeurs d'emploi doivent participer à un entretien d'orientation après trois mois de chômage et répondre à d'éventuelles convocations.
- Extinction des droits en cas de refus d'un "emploi convenable".
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Espagne | - Les demandeurs d'emploi doivent rendre compte de leurs recherches tous les trois mois.
- Une non-présentation à une convocation entraîne une interruption de droits pendant un mois ; en cas de deuxième refus d'un "emploi convenable" elle atteint six mois, et au troisième se traduit par une extinction des droits. En cas de fraude, le demandeur d'emploi peut en plus perdre le bénéfice des prestations de sécurité sociale.
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