© INTERNETrouver l'argent où il se trouve. Alors que l'intéressement aux bénéfices de l'entreprise gagne du terrain dans le mode de rémunération des salariés, le gouvernement s'apprêterait à imposer une nouvelle cotisation patronale sur ces revenus pour l'attibuer au financement de la Sécurité sociale, selon Le Figaro. En ligne de mire, le déficit de la branche maladie qui, malgré la réforme Douste-Blazy "grimperait de 8,3 milliards cette année à 11 milliards en 2006", écrit le quotidien dans son édition de lundi. L'objectif de cette cotisation supplémentaire, d'après le quotidien, est de ramener le déficit du régime général de la Sécurité sociale sous la barre des 10 milliards d'euros.
Le montant de cette cotisation, qui figurera dans le projet de loi de finance de la Sécurité sociale 2006 présenté ce lundi, sera de 7,5%, ajoute le journal, précisant qu'elle devrait rapporter "quelques 400 millions d'euros par an." Le Figaro rappelle qu'"actuellement, les salariés paient la CSG-CRDS sur l'intéressement" et que, "en revanche, contrairement aux salaires sur lesquels l'entreprise paie une cotisation maladie de 12,8%, l'intéressement est distribué en franchise de charge patronale." C'est-à-dire que ces revenus sont exonérés de cotisations sociales.
"Une très mauvaise idée"
Or, l'intéressement a le vent en poupe : "entre 1995 et 2003, l'intéressement a progressé de 15% par an quand la masse salariale n'augmentait, elle, que d'un petit 4%", rappelle le journal. A l'issue de la réforme, ce type de revenus sera taxé qu'à hauteur de 15,5% à comparer aux 66% des salaires normaux.
Le président de la CGPME (patronat des PME), Jean-François Roubaud, a estimé, lundi sur France Inter, que ce projet était une "très mauvaise idée". "Créer une taxation sur l'intéressement va diminuer l'intérêt de ce mécanisme et entraîner une baisse du pouvoir d'achat des salariés", a-t-il fait valoir.
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