© INTERNELa décision de faire supporter une franchise de 18 euros aux patients subissant des actes médicaux de plus de 91 euros n'est pas du goût de tous. Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a qualifié cette mesure de "scandaleuse", car "ce sont les mutuelles qui vont prendre en charge (ce forfait), c'est-à-dire que ce sont les assurés qui vont payer en plus". Une prédiction immédiatement confirmée par le président de la Mutualité française. Jean-Pierre Davant se dit certain que cette mesure va "se traduire par des hausses de cotisations" aux complémentaires santé. "La solidarité mutualiste devra compenser la solidarité nationale qui est écornée", constate-t-il mais les mutuelles ne pourront pas assumer seules ces nouvelles charges.
"Escalade inquiétante"
Au Parti socialiste, on considère qu'"une fois de plus, la droite, incapable d'empêcher une lourde dérive des comptes et de résister aux pressions de ses clientèles, sanctionne les assurés sociaux et surtout les malades". Pour le PS, "ajoutée au forfait d'un euro sur chaque consultation et au forfait hospitalier d'ailleurs majoré de 7% à 15 euros, cette mesure participe d'une escalade inquiétante contre le principe même d'égalité d'accès aux soins et à la santé". La Fnath, l'association des accidentés de la vie, estime que "cette nouvelle mesure souligne l'échec de la réforme de l'assurance maladie de 2004". "Les économies attendues ne sont pas au rendez-vous et le gouvernement en fait supporter les frais aux assurés", relève-t-elle. L'examen par le Parlement du PLFSS débutera après sa présentation en Conseil des ministres, le 12 octobre.
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