Hewlett-Packard supprime 1300 emplois en France

le 09 septembre 2005 à 15h38 , mis à jour le 09 septembre 2005 à 16h28

Le groupe informatique américain s'apprête à supprimer 6000 emplois en Europe dont 1200 à 1300 en France, soit un quart de ses effectifs. Un comité de groupe est prévu lundi pour la France.

Hewlett-Packard + Compaq © INTERNE

Le groupe informatique américain Hewlett-Packard (HP) compte supprimer quelque 6.000 emplois en Europe, dont 1.250 à 1.300 en France, a-t-on appris vendredi de source syndicale, à l'issue du comité central d'entreprise européen organisé à Bruxelles. HP avait annoncé en juillet la suppression de quelque 14.500 emplois dans le monde, soit 10% de son effectif total. Le groupe n'avait pas précisé alors la ventilation géographique de cette restructuration massive.

Selon Marc-Antoine Marcantoni, coordinateur européen de la Fédération européenne de la métallurgie (FEM) et membre du syndicat français CFTC, Hewlett-Packard compte en fait supprimer 6.000 postes sur les 45.000 qu'il compte en Europe, dont la moitié en Allemagne, Royaume-Uni et France. Dans l'Hexagone, le nombre d'emplois supprimés se situera entre 1.250 et 1.300, soit plus du quart des effectifs de l'entreprise sur place. Les 8.500 autres postes appelés à disparaître hors d'Europe sont principalement des emplois en Amérique du Nord et quelques-uns en Asie et au Moyen-Orient.

Motus

Hewlett-Packard a tenu pendant deux jours à Bruxelles, dans un lieu tenu secret, un comité central européen. Le groupe a refusé de communiquer à ce sujet et a formellement interdit aux participants de s'exprimer en public, sous peine de lourdes sanctions. "C'est bien simple", rapporte M. Marcantoni, "le PDG d'HP Europe a dit personnellement aux 35 personnes qui participaient au comité d'entreprise: 'Si vous ouvrez la bouche, je vous fous dehors ".

Des comités de groupe se dérouleront à partir de lundi dans les différents pays européens où est implanté le géant américain. Ils permettront de lancer les procédures sociales décidées par le groupe. Débuteront alors les négociations avec les syndicats nationaux. Un tel comité de groupe est d'ores et déjà programmé pour lundi à Paris. "Notre objectif est d'éviter si possible les fermetures de sites et les licenciements secs", a affirmé M. Marcantoni.

le 09 septembre 2005 à 15:38
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