© DRLe groupe informatique américain Hewlett-Packard (HP) va supprimer 5.969 emplois en Europe dont 1.240 en France soit environ un quart des effectifs dans l'Hexagone. Le chiffre annoncé lundi matin par l'intersyndicale a été confirmé peu après par la direction. "Ces suppressions représentent 21% des effectifs supprimés en Europe et 26% des effectifs globaux en France", a déclaré Patrick Nowak, délégué syndical central CFE-CGC. La France est le pays le plus touché en Europe par les suppressions d'emplois, a déploré lundi le président de la CFE-CGC pour la région Rhône-Alpes, Alain Desvignes. "Ces suppressions représentent 21% des effectifs supprimés en Europe et 26% des effectifs globaux" français, a souligné Patrick Nowak, délégué syndical central CFE-CGC.
Jusqu'en février 2007
En milieu de journée, le PDG de HP France Patrick Stark a indiqué qu'il "souhaitait éviter" d'avoir à effectuer des licenciements secs en France, et qu'il comptait mettre en place des accords de suppression d'emplois sur la base du volontariat. "Les départs sont programmés de août 2005 à février 2007 dans le monde, et pourraient s'échelonner sur 9 à 24 mois en France", a précisé Christophe Hagenmuller, secrétaire CFE-CGC du comité d'entreprise de HP France. Selon M. Nowak, quelque 740 emplois sont concernés chez HP CCF (Centre de compétence France, recherche, développement, conseil) et environ 500 emplois dans le secteur HPF (entité commerciale).
Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher doit rencontrer le PDG de Hewlett Packard France "dans les tout prochains jours". "L'intersyndicale appelle immédiatement à la grève. Il faut une forte mobilisation pour imposer à la direction mondiale de revoir sa copie", a indiqué M. Hagenmuller, précisant qu'au dernier trimestre le groupe avait "réalisé la moitié de son profit en Europe". Dès l'annonce de la décision, 300 salariés se sont rassemblés à l'entrée du site de Grenoble-Eybens et une centaine d'autres sont brièvement descendus au bas de l'immeuble de HP France à Issy-Les-Moulineaux.
Remise en cause des accords sociaux
HP France emploie 4.800 salariés répartis sur plusieurs sites, dont les principaux sont à Issy-les-Moulineaux, Grenoble et l'Isle d'Abeau (Isère, 2.400 salariés), Les Ulis (Essonne, 300 personnes) et Sofia Antipolis (Alpes-Maritimes, 300 salariés). Les sites de Grenoble/Eybens et l'Isle d'Abeau seraient particulièrement concernés. Fabrice Breton, secrétaire du comité de groupe de HP, leur a annoncé que le groupe entendait remettre en cause "tous les accords sociaux" notamment sur les 35 heures.
Des comités de groupe sont prévus notamment en Allemagne mardi, en Suède jeudi et en début de semaine prochaine en Grande-Bretagne. 8.500 autres postes sont également appelés à disparaître hors d'Europe.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




