© DRLe ministre délégué à l'emploi Gérard Larcher, qui recevait lundi le Pdg de HP-Europe Francesco Serafini, a indiqué en début de soirée que ce dernier lui avait "confirmé que le nombre de 1240 suppressions de postes" en France "avancé jusqu'ici n'avait pas de caractère définitif et pourrait donc être revu à la baisse". Un peu plus tôt, Dominique de Villepin, qui visitait un centre de formation des apprentis (CFA) à Joué-les-Tours, était revenu sur le plan de restructuration envisagé par le géant informatique américain HP pour réitérer sa demande que l'impact des suppressions d'emplois dans l'Hexagone soit aussi limité que possible.
"Nous sommes très attachés à la présence de Hewlett-Packard en France, qui représente 5.000 emplois avec une activité tournée vers des emplois d'avenir, la recherche, les hautes technologies", avait-il souligné. Il avait en outre estimé qu'il existait des "objectifs sur lesquels tout le monde peut s'entendre", et appelé le groupe à "redéfinir une stratégie d'avenir en France et en Europe". Le Premier ministre avait ainsi souligné que la France pouvait offrir un "développement approprié" à travers les pôles de compétitivité, qui visent à mettre en réseau entreprises, unités de recherche et centres de formation.
Au chapitre des aides publiques, le Premier ministre avait d'abord menacé de réclamer le remboursement de celles accordées à HP avant d'indiquer en être au stade de la "réflexion". Ses propos avaient été interprétés comme une reculade. Il a voulu clarifier lundi sa position. Sans en préciser la forme, il a proposé qu'un "code de bonne conduite" soit défini, en matière d'aides publiques aux entreprises, afin de "clarifier les droits et les devoirs" et "éviter les abus". Par définition, un tel code, qui "clarifiera" les règles à l'avenir, ne devrait donc pas s'appliquer aux aides publiques déjà octroyées, notamment à Hewlett-Packard.
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