© INTERNEUn prérapport du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC), dont les Echos publient des extraits mardi, suggère qu'une baisse du plafond maximal des allocations chômage permettrait de dégager des économies importantes pour le régime d'assurance chômage. Demandé par l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en juillet 2004, le rapport dresse un tableau comparatif de l'accompagnement des chômeurs en Europe et donne des pistes de réforme pour la France, à quelques semaines de l'ouverture de négociations sur de nouvelles règles d'indemnisation.
Le CERC, présidé par Jacques Delors, constate notamment qu'une réduction du plafond maximal de l'allocation à 1.500 euros, comme en Allemagne, qui concernerait 14,6 % des allocataires, entraînerait un gain pour l'Unedic de 2,75 milliards d'euros par an. Si le plafond était ramené à 1.800 euros, le gain serait d'environ 2 milliards d'euros, et 8 % des allocataires seraient concernés. C'est en France que le montant mensuel maximum de l'allocation est la plus élevée. Elle peut aller jusqu'à 5.126,85 euros. En revanche, note le CERC, le taux du revenu de remplacement en France est dans la moyenne européenne. Ainsi, un chômeur dont le salaire de référence est de 1.500 euros perçoit une allocation (de 872,77 euros).
La suggestion du CERC est jugée "scandaleuse" par la CFE-CGC qui estime, dans un communiqué, que "les classes moyennes sont une nouvelle fois attaquées". De son côté, FO rappelle qu'en "réduisant les allocations, on réduit aussi les cotisations, l'économie pour l'assurance-chômage ne serait que marginale". Le rapport doit être remis au gouvernement fin octobre et être publié en novembre.
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