© LCPLe chiffre sur lequel le gouvernement sera tenté d'insister est celui du déficit public. C'est non sans plaisir que Thierry Breton affirme au journal Le Monde, quelques heures avant de présenter son Budget 2006, que celui-ci sera ramené à 2,9% du produit intérieur brut (PIB) contre 3% en 2005. Paris fera donc un peu mieux que de se conformer aux exigences européennes dont les critères imposent un déficit public inférieur ou égal à 3% du PIB. Le déficit budgétaire sera lui de 46,8 milliards d'euros.
Pour le reste, l'exercice sera plus difficile. L'hypothèse de croissance retenue par le gouvernement est de 2,25%. Une hypothèse qui, comme d'habitude, pêche sans doute par optimisme quand la meilleure prévision, celle de l'OFCE, tablait sur 2,2% tandis que les autres misent davantage sur une croissance de 1,8%. Pour l'inflation et le baril de pétrole, deux éléments importants pour mesurer le coût de la vie et l'évolution des dépenses, le gouvernement table sur une inflation à 1,8% et un baril de brut à 60 dollars.
Besoin de financement accru
Contrairement au déficit, la dette publique, (l'ensemble des dettes contractées par l'Etat français et les entreprises publiques) se creuserait "légèrement" pour atteindre 66% du PIB contre 65,8% en 2005. Le taux de prélèvement obligatoire, qui mesure les charges et impôts par rapport à la richesse nationale passerait lui de 43,9% en 2005 à 44% en 2006.
Concernant les dépenses : la France émettra 125 milliards d'euros de dette moyen-long terme en 2006, soit 12,6% de plus qu'en 2005, pour couvrir l'essentiel de ses besoins de financement l'année prochaine. On indique que le besoin de financement en 2006 est prévu pour un montant de 130,8 milliards d'euros contre 111 milliards en 2005.
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