© INTERNELe scénario se dessine jour après jour plus clairement. Dominique de Villepin ne veut pas laisser à Nicolas Sarkozy la thématique du changement et du volontarisme politique. Avec son style et avec le rythme qu'impose cette concurrence désormais affichée entre les deux hommes, il agit, décide et veut se poser en arbitre des débats qui animent la majorité.
Ainsi, alors que le président de l'UMP réunit mercredi ses troupes pour une convention sur l'économie et la fiscalité, le ministre délégué au Budget fait des propositions dans une interview au Monde cet après-midi. Nicolas Sarkozy avait affirmé dimanche "que nul contribuable en France ne puisse se voir prélever plus de 50% de ce qu'il a gagné par son travail". Une proposition choc qui devrait être au centre de son programme fiscal pour 2007. De son côté, Jean-François Copé, estime qu'un plafond d'imposition d'environ 60% des revenus est "un ordre du grandeur pertinent". "Dans les trois pays européens qui ont institué un plafond, il est d'environ 60%. C'est un ordre de grandeur pertinent", estime-t-il.
Rappelant que le Premier ministre lui a demandé, ainsi qu'au ministre de l'Economie Thierry Breton, de "lui proposer une règle telle que le niveau de l'impôt total (national et local) ne puisse plus être confiscatoire pour les ménages", Jean-François Copé souligne également qu'en Allemagne, "il y a un plafond de 50% mais qui concerne exclusivement l'impôt sur le revenu".
En plafonnant l'impôt des personnes à 60% des revenus, "environ 90% des contribuables qui seraient concernés par cette mesure se situent dans les 10% des plus bas revenus", affirme le ministre délégué au Budget. "Il s'agit notamment des chefs d'entreprises qui débutent leur activité ou qui sont en déficit, d'agriculteurs qui connaissent une mauvaise récolte, ou encore de cadres qui traversent une longue période de chômage", selon lui.
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