© INTERNELe ministre n'avait pas tout dit mercredi lors de la présentation des grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Jeudi, on a notamment appris que les patients qui subissent des actes médicaux d'un montant supérieur à 91 euros devront désormais acquitter une franchise de 18 euros. Les femmes enceintes, les nouveau-nés hospitalisés, les titulaires d'une rente pour accident du travail ou maladie professionnelle ou d'une pension d'invalidité, ainsi que les personnes atteintes d'une affection de longue durée (cancer, diabète, sida, etc.) seront toutefois exonérés. Le PLFSS vise à ramener le déficit du régime général de la Sécurité sociale à 8,9 milliards d'euros en 2006, au lieu de 11,5 milliards sans mesures correctrices. La suite du projet doit être présentée par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, devant le Conseil des ministres du 12 octobre. Une autre mauvaise nouvelle a également été confirmée jeudi. Elle concerne les titulaires du Plan épargne logement (PEL) de dix ans et plus. A partir du 1er janvier 2006, ceux-ci devront payer les prélèvements sociaux (CSG, prélèvement de 2%, contribution sociale additionnelle, contribution au remboursement de la dette sociale) sur les intérêts de leurs PEL, qu'ils l'aient dénoué ou non. Jusqu'ici, les titulaires d'un PEL n'acquittaient ces prélèvements que lorsqu'ils fermaient leurs PEL.
Meilleur accès aux complémentaires
Mesure plus généreuse en revanche : le gouvernement propose de revaloriser l'aide à l'acquisition d'une assurance santé complémentaire de 33 à 60%, selon l'âge des bénéficiaires potentiels, soit quelque 2 millions de personnes à revenus modestes. Cette aide à l'accès à une couverture complémentaire (mutuelles, assurances privées et institutions de prévoyance) avait été créée par la réforme de l'assurance maladie de 2004. Il s'agit d'une aide de 150 euros en moyenne par personne pour les personnes ayant des revenus allant jusqu'à 15% au-dessus du plafond d'accès (587,16 euros) à la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire. Les montants seraient ainsi revalorisés : 100 euros (au lieu de 75 euros) pour une personne de moins de 25 ans, 200 (150 euros) pour une personne de 26 à 59 ans, et 400 (250 euros) pour une personne de plus de 60 ans. Soit une augmentation de 33 % dans les deux premiers cas et de 60% dans le troisième. Cette mesure vise à renforcer l'attractivité du dispositif. A la mi-septembre, selon la Caisse nationale d'assurance maladie, seules 267.750 personnes avaient demandé à bénéficier de cette aide.
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