© AFP/BORIS HORVATLe Syndicat des Travailleurs Corses (STC) a décidé de se joindre à la grève des autres syndicats de la SNCM et menace de bloquer l'accès aux ports de la Corse aux navires des autres compagnies maritimes. Le préavis de grève prendra effet jeudi 29 septembre. Le STC prône un non ferme et définitif à toute privatisation et le maintien de la SNCM dans un giron public", a déclaré Alain Mosconi, le numéro 1 du STC-marins. Ce dernier n'a pas exclu d'empêcher les navires des autres compagnies d'embarquer et de débarquer. "Nous ne nous interdisons plus rien face à l'agression de l'Etat et l'immobilisme du gouvernement".
Les derniers 300 passagers pour l'Algérie encore bloqués sur le port de Marseille par le mouvement des marins ont été transférés jeudi matin vers le port de Toulon. Mais, dans la ville portuaire, des problèmes de circulation et d'encombrements se font fortement sentir en raison de l'afflux inhabituel de passagers pour le Maghreb. Jusqu'à 4000 passagers se sont retrouvés à Toulon. Certains ont finalement réussi à partir pour l'Algérie. Deux navires d'une capacité de quelque 1000 personnes ont appareillé hier soir du port de Toulon vers l'Algérie emmenant à leur bord de nombreux passagers bloqués depuis mardi. Un troisième devait partir vers la Tunisie dans la nuit. Les passagers du Carthage s'indignaient d'aller en Tunisie au lieu de l'Algérie. 700 passagers pour l'Algérie sont restés à quai.
"La colère ne va pas s'éteindre si facilement"
Syndicats et direction de la SNCM ont débattu jeudi à la préfecture de Marseille de la privatisation de la compagnie maritime publique. En vain. Une nouvelle rencontre aura lieu lundi après-midi, avec les représentants des collectivités locales. "C'était une réunion d'explication, pédagogique", a expliqué le préfet Christian Frémont. Suite à une assemblée générale les marins ont décidé de reconduire la grève jusqu'à lundi prochain.
Deux fonds d'investissement, Butler Capital Partners et Caravelle, sont candidats à une prise totale du capital de la SNCM, au bord du dépôt de bilan selon le préfet. Les responsables syndicaux accusent le gouvernement de vouloir "brader" la SNCM auprès d'un "repreneur 'raideur' voulant faire du rendement à deux chiffres", selon FO. Pour les syndicats évoquant une "offre inférieure à 15 millions d'euros", les "propositions de reprise frisent le scandale". (d'après AFP)
(Image AFP/BORIS HORVAT/Les passagers bloqués au port attendent le long des quais)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




