Les transports fortement touchés mardi 4 octobre

le 26 septembre 2005 à 18h01 , mis à jour le 27 septembre 2005 à 08h10

Les salariés des transports publics seront une fois encore en pointe lors de la "journée de mobilisation unitaire interprofessionnelle", mardi 4 octobre, avec les appels à une grève de 24 heures lancés lundi par six syndicats de cheminots et deux de la RATP.

greve ratp bus © INTERNE

A la RATP, la CGT et la CFDT ont appelé à une grève de 24 heures pour cette journée du 4 octobre et déposé un préavis courant du "lundi 3 octobre à 22h au mercredi 5 octobre à 6h30". A la SNCF où le préavis national prendra effet du "lundi 3 octobre à 20h au mercredi 5 octobre à 8h", seules l'Unsa et la Fgaac ne sont pas partie prenante. En revanche la CGT, majoritaire, Sud Rail, FO, la CFE-CGC, la CFDT et la CFTC, ont appelé à ce mouvement pour défendre "les salaires, l'emploi et le service public".

"Les cheminots actifs et retraités agiront le 4 octobre pour exiger l'augmentation du pouvoir d'achat des salaires et des pensions, la création d'emplois et l'arrêt des mauvais coups contre le service public SNCF et des moyens pour son développement", ont indiqué lundi CGT, FO, Sud Rail et CFE-CGC dans leur préavis commun. La CFTC et la CFDT ont déposé individuellement le même préavis de grève de 24 heures.

Service garanti

Les syndicats dénoncent l'insuffisance de "l'accord salarial 2005 (qui) prévoit seulement 1,8% d'augmentation", la faiblesse des recrutements avec "seulement 2.500 embauches réalisées à ce jour sur un total de 4.500 prévues en 2005" et alors que "3.500 suppressions d'emplois" ont été effectuées. Ces revendications, déjà au centre du précédent conflit national, le 2 juin, voient s'ajouter celle de la défense du service public après l'annonce "en plein été (de) la suppression de 70 trains rapides nationaux (Corail)" par la SNCF.

La dernière grève nationale à la SNCF, le 2 juin à l'appel de quatre syndicats seulement avait vu la participation de 25,8% des cheminots, selon la direction, 30% selon la CGT, et les perturbations de trafic avaient été "importantes", selon la direction. Depuis, la SNCF, par un vote de la majorité de son conseil d'administration le 22 juin dernier, s'est engagée à assurer un "service garanti" en cas de grève sur son réseau d'Ile-de-France sur la base de "33 % du trafic" et la RATP de "50%" sous peine de pénalités financières.

le 26 septembre 2005 à 18:01
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