© LCICap sur les classes moyennes. Le Premier ministre a annoncé jeudi matin que la baisse des impôts sur les revenus reprendrait en 2006 "dans le cadre d'une grande réforme fiscale dont notre pays a besoin pour une meilleure reconnaissance du travail, pour la compétitivité économique et pour le pouvoir d'achat". "L'allègement significatif de l'impôt pesant sur les classes moyennes est donc pour moi la priorité", a déclaré Dominique de Villepin. Cette réforme sera effective "dès le 1er janvier 2007, c'est-à-dire sur les revenus 2006" et "ce sont 3,5 milliards d'euros qui seront ainsi restitués aux Français", a-t-il indiqué.
Parmi les grandes lignes de la réforme, le Premier ministre a annoncé que le nombre de tranches de l'impôt sur le revenu serait réduit de sept à quatre. Cette orientation sera inscrite dans le projet de loi de finances 2006. "Quand on supprime une tranche du barème, on est immédiatement basculé dans la tranche du dessous", a précisé Jean-François Copé, ministre délégué au Budget, rappelant que le coût pour l'Etat serait de "3 à 3,5 milliards d'euros" sur la période "2006-2007". "Ce qu'il y a derrière, c'est la suppression de l'abattement de 20%" dont bénéficient les salariés, qui sera intégré au taux et entraînera donc "une baisse mécanique du taux qui sera de l'ordre de 20%, pour une plus grande lisibilité", a-t-il fait valoir. "Tous les contribuables verront leur impôt diminuer", a insisté le ministre du Budget.
La réforme de l'ISF n'est pas une priorité
Dominique de Villepin a demandé au ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, et au ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, de lui "faire des propositions pour le prochain budget" concernant le "niveau maximal à partir duquel l'impôt perd sa légitimité et son efficacité". "En faisant la somme de l'impôt des différents niveaux de collectivités locales et de l'Etat, certains contribuables se voient prélever plus des deux tiers de leurs revenus courants", a-t-il rappelé. Quatrième objectif, les deux ministres devront "déterminer un montant maximal de réduction d'impôt afin d'éviter les phénomènes d'évasion fiscale", car "il n'est pas acceptable que des dispositifs permettent aux contribuables les mieux informés et les plus fortunés d'échapper largement à l'impôt".
Quant à l'impôt sur la fotune, Dominique de Villepin a estimé que c'était un "impôt juste" et qu'il veillerait dans les semaines à venir à corriger les distorsions injustes de cet impôt. "Mais vous aurez compris que ce n'est pas ma priorité", a déclaré le Premier ministre. La réforme de cet impôt qui concerne de plus en plus de personnes possédant des biens immobiliers fortement réévalués ces dernières années a été maintes fois évoquée ces derniers mois.
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