© RMCDans une interview au quotidien Les Echos parue vendredi, le Premier ministre estime "normal" que l'Américain Hewlett-Packard qui a annoncé 1.240 licenciements en France, "rembourse" les aides publiques dont il a bénéficié pour son développement en France. "Ceux qui reçoivent des aides publiques doivent respecter les obligations qui les accompagnent", estime Dominique de Villepin. "Nous souhaitons que HP revoie à la baisse son plan de réduction d'effectifs", ajoute-t-il en notant qu'il s'agit d'une "entreprise qui marche bien" et "qui gagne beaucoup d'argent".
Le Premier ministre s'engage à "favoriser le reclassement des salariés qui sont confrontés à la situation particulièrement difficile" induite par le plan de restructucturation de HP, qui prévoit de supprimer 15% de ses effectifs en Europe, soit près de 6.000 emplois, dont 1.240 en France. Selon le ministre de la Cohésion sociale, HP a reçu "peu d'argent public, pour dire la vérité, mais quand même un peu". Le "vrai problème" de HP, c'est la "brutalité des choses", a estimé Jean-Louis Borloo.
Si François Hollande avait été au pouvoir, il "aurait gardé la loi de modernisation sociale votée au temps de Lionel Jospin (et très largement assouplie par la droite après 2002) et qui permettait de faire pression justement lorsqu'il y avait des licenciements de groupes très bénéficiaires", a déclaré le premier secrétaire du PS sur France 2 jeudi soir. Sur France 3, Laurent Fabius a estimé que dans le cas "d'entreprises qui font beaucoup de bénéfices comme Hewlett-Packard, s'il y a des suppressions d'emploi, c'est à elles à payer le reclassement, la formation de leurs salariés, et pas à la collectivité".
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