
Un bonus ou plus exactement la posssibilité d'un bonus. Le Premier ministre avait annoncé le 1er septembre que les entreprises pourraient dès 2005 "accorder en fin d'année un bonus de 1.000 euros maximum à leurs salariés", "entièrement exonéré" d'impôts et de charges fiscales et sociales. Les députés ont voté jeudi un amendement gouvernemental permettant ce "bonus" lors de l'examen du budget 2006 de la Sécurité sociale. Mais ne seront concernés que les salariés dont les entreprises auront décidé de leur accorder ce supplément de rémunération.
Ce bonus "doit être le même pour tous les salariés de l'entreprise, doit être fixé avant le 30 juin 2006 et versé au plus tard le 31 juillet 2006", a précisé en séance le ministre de la Santé, Xavier Bertand. Il s'agit par cette mesure "de soutenir la croissance et la consommation des ménages, en favorisant le partage des résultats de l'activité des entreprises, s'ils sont positifs", a ajouté le ministre. "Toutefois dans le but de soutenir parallèlement la négociation salariale dans les branches, comme dans les entreprises, et afin que ce versement exceptionnel ne gèle pas les efforts partagés, il est proposé de conditionner cette possibilité de versement exceptionnel à la conclusion préalable d'un accord salarial", a poursuivi le ministre de la Santé.
"Il s'agit là du pourboire Villepin", a lancé Jean-Marie Le Guen (PS), "pour remettre les gages aux salariés juste avant les élections". "Cette mesure caricaturale, archaïque", a-t-il estimé, "est complètement anti-économique et anti-sociale", et va avoir pour "effet pervers profond", de "dévitaliser la dialogue social normal".
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