Breton et le spectre du pétrole sur la croissance

le 15 octobre 2005 à 14h24 , mis à jour le 15 octobre 2005 à 21h56

Présent au sommet du G20 finances en Chine, le ministre de l'Economie a déclaré que la question du pétrole constitue "le risque le plus sérieux sur la croissance de l'économie mondiale" si les tensions sur les cours et les "effets spéculatifs" perdurent.

Thierry Breton Budget 2006 lolf © LCI

Reprenant les grandes idées développées dans un récent rapport par le Fonds monétaire international (FMI), Thierry Breton a une nouvelle fois rappelé le manque d'investissement dans les capacités de raffinage et de production, ainsi que la nécessité pour les pays consommateurs de développer des énergies alternatives et de mener des politiques d'économies d'énergie.

Le FMI a "souligné que la France était sans doute le pays au monde qui avait pris le mieux le sujet à bras le corps" sur l'ensemble de ces points, s'est-il félicité lors d'un point presse avant de quitter Xianghe où se déroulait la réunion pour rentrer en France, alors que la réunion se poursuit dimanche. Il a aussi évoqué l'existence d'un "consensus" en faveur d'une aide aux pays pauvres pour qu'ils puissent faire face au choc pétrolier, sous la forme d'une "facilité" mise en place par la Banque mondiale.

Outre le pétrole, les ministres ont abordé la santé de l'économie mondiale en écoutant notamment l'exposé du président de la Réserve Fédérale Alan Greenspan, qui participe là à son dernier G20 puisqu'il doit prendre sa retraite dans quelques mois, a noté Thierry Breton. Une croissance de 4,3% est attendue en 2005 au niveau mondial, a-t-il rappelé. "Tout le monde a constaté un petit ralentissement au début de 2005, pas seulement l'Europe", a-t-il souligné. Mais une reprise au niveau mondial est attendue au deuxième semestre 2005 "et bien entendu au début de 2006", a-t-il assuré.

"La montée du protectionnisme"

Parmi les risques qui pèsent sur l'économie mondiale figurent aussi les déséquilibres des balances courantes, avec l'excédent qu'enregistrent les pays pétroliers et notamment ceux de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et le "déficit dramatique" des Etats-Unis.

Il a également cité "la montée du protectionnisme", avec la menace américaine de remonter les droits de douanes si la monnaie chinoise, le yuan, n'est pas réévaluée. Ce dernier thème a été "évoqué", a-t-il dit, tout en relevant que les ministres n'avaient pas "souhaité en parler davantage car les principaux acteurs sont là", en allusion à la Chine, hôte de la réunion, et de la délégation américaine.

le 15 octobre 2005 à 14:24
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Romeo, le 15/10/2005 à 22h02

    C'est quoi la banque mondial?????Qui la dirrige?????Comment elle fonctionne????Qui en profite????Encore une fumisterie au service du grand Capital!!! Merci de me répondre!!!!!!

  • Dan, le 15/10/2005 à 17h57

    La mondialisation aurait-elle du "plomb dans l'aile...."

Lire tous les commentaires

      logAudience