© DRLes députés entament mardi leur traditionnel marathon budgétaire, avec cette année un défi supplémentaire : comprendre la nouvelle présentation budgétaire, la Lolf. Ils disposent encore d'un peu de temps, car la première partie consacrée aux recettes qui commence mardi ne comporte que peu de changements. Les principales modifications interviendront dans la 2e partie, celle des dépenses, discutée à partir du 2 novembre. Au lieu d'un vote ministère par ministère, les députés voteront mission par mission. Nouvellement créée, la mission correspond aux grandes politiques publiques et peut être ministérielle ou interministérielle.
Au-delà de cette nouvelle organisation, la partie dépenses concentre cette année les plus grands débats, habituellement liés aux recettes, comme la réforme fiscale ou le plafonnement des niches fiscales. Au menu de la première partie, la revalorisation de 50% sur deux ans de la prime pour l'emploi, versée chaque mois à partir de janvier 2006, ou un crédit d'impôt de 1.500 euros pour les chômeurs qui déménagent à plus de 200 kilomètres de leur précédent domicile pour retrouver un emploi. Le déficit y est fixé à 46,804 mds EUR et la croissance entre 2 et 2,5%.
Sur l'ISF, qui d'habitude monopolise les débats, le gouvernement a mis tout en oeuvre pour désamorcer les revendications de ses députés. Outre le bouclier fiscal, qui plafonne à 60% des revenus le total des impositions (Impôt sur le revenu, ISF, taxe d'habitation et taxe foncière), dans le cadre de la réforme fiscale, un amendement pour exonérer les titres d'entreprise doit être présenté. Cela ne devrait pas empêcher certains députés UMP, comme Pierre Lellouche, de réclamer aussi une exonération d'ISF pour la résidence principale. A gauche, ce budget, "injuste, "inefficace", "dans la lignée des précédents", ne récolte que des critiques. L'UDF, y trouve également beaucoup à redire, et pour l'instant, selon son président François Bayrou, "la majorité du groupe n'est pas favorable à un vote pour".
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