© INTERNE"Ca fera 90 euros s'il vous plaît". Ce genre de surprises est fréquent dans les grandes villes lorsque le patient a oublié, au moment de prendre rendez-vous, de demander le tarif de consultation du médecin. La "plupart" des médecins de secteur 1 pratiquent des "dépassements d'honoraires illégaux", affirme Le Parisien sur la foi de "deux études confidentielles" de la Cnam mardi. La Caisse nationale d'assurance maladie parle cependant elle de "cas isolés" soulignant que plus de 90% des praticiens respectent les tarifs.
Aujourd'hui en France et Le Parisien donnent des exemples de tarifs pratiqués par "certains chirurgiens". Seuls 27% des chirurgiens qui opèrent plus de 10 hernies ventrales par an respecteraient le tarif officiel de 171 euros. Autre exemple : "certains chirurgiens franciliens ont facturé une autogreffe jusqu'à 5.127 euros alors que le tarif officiel est de 127 euros".
Interrogée par l'AFP, l'assurance maladie a admis que les chiffres cités étaient "vrais mais" n'étaient "pas issus d'études". "Il s'agit de cas isolés, des exemples, qu'on a nous-mêmes donnés, de certains excès qui ne concernent qu'une petite minorité des praticiens", a ajouté la Cnam, précisant que "99% des généralistes et 96% des spécialistes de secteur 1 respectent les tarifs". Interrogé dans Le Parisien, le président du comité chargé de l'assurance maladie au sein de la FFSA (patronat des assurances), Gilles Johanet, déplore que les praticiens qui pratiquent ces dépassements ne "soient pas sanctionnés" par la Cnam. "Fin 2004, alors que la caisse de Paris avait repéré 600 médecins et 600 kinés accusés de dépasser (les honoraires) à une échelle industrielle, elle a été priée de ne rien faire", regrette-t-il.
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