
Le lancement effectif de l'ouverture du capital d'EDF aura lieu vendredi, a annoncé lundi le ministre de l'Economie Thierry Breton. Il a précisé que la durée de l'ouverture était de trois semaines "avec une première cotation au plus tard le 21 novembre". Le prix de souscription des titres émis devrait être fixé jeudi, a déclaré lundi à l'AFP une source proche du dossier. L'ensemble du produit de l'augmentation de capital --"au maximum 7 milliards d'euros" pour 287 millions de nouveaux titres au maximum-- sera affecté aux fonds propres d'EDF. Au moins 35% de ces titres seront réservés aux particuliers.
Dans la matinée, le Premier ministre Dominique de Villepin avait annoncé qu'il n'était "pas question de se désengager d'EDF" et que le gouvernement donnait son feu vert à l'opération, en précisant que l'Etat conserverait "au moins 85% du capital" d'EDF. M. Breton a indiqué que quatre banques conseil avaient été désignées: Calyon, BNP Paribas, Morgan Stanley et ABN AMRO.
15% aux salariés
"Ma conviction, et celle de mon gouvernement, c'est que l'Etat a vocation à contrôler durablement EDF", a déclaré le Premier ministre lors de la signature à Matignon du contrat de service public avec EDF. "Les salariés pourront acquérir des actions, et une partie importante, 15% de ce qui sera mis sur le marché, sera proposée aux salariés", avait déclaré le ministre de l'Economie et des Finances un peu plus tôt sur RTL.
"Il n'y a plus de raison d'attendre", avait estimé le ministre de l'Economie et des Finances lundi matin sur RTL. Le gouvernement a levé l'un des derniers obstacles au lancement de l'ouverture du capital du groupe d'énergie en signant un contrat de service public. Ce dernier oblige EDF à respecter une liste de services pour ses clients, y compris les plus démunis : sécurité d'approvisionnement sur tout le territoire, modération des tarifs, interdictions des coupures d'électricité pendant l'hiver, etc
Breton contre une hausse de 12 % du gaz |
Le gouvernement "ne souhaite pas voir" une hausse de 12% des tarifs du gaz le 1er novembre, comme le demande GDF, sauf si l'entreprise prend en contrepartie des mesures "suffisamment fortes", a dit lundi le ministre de l'Economie. Thierry Breton. Il faudrait que "cette hausse n'ait "pas d'impact, notamment pour tous ceux qui ont des logements inférieurs ou égaux à 100 mètres carrés et on ne l'a pas encore démontré", a-t-il assuré. Le président de GDFa sollicité la Commission de régulation de l'énergie sur cette hausse de tarifs, comme la loi l'y oblige. Son avis est attendu. |
D'après AFP
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