
Le quotidien France Soir a été placé lundi en redressement judiciaire pour une période de six mois par le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a annoncé le tribunal. Le redressement judiciaire permet la poursuite de l'activité de l'entreprise et lui donne du temps pour essayer de trouver des solutions, notamment la recherche d'un ou de plusieurs repreneurs pour tout ou partie de son activité.
Mes Gilles Barronie et Frédéric Brunet, qui avaient été nommés mandataires ad hoc le 7 octobre pour assister Jacques Lefranc, le PDG du journal en difficulté, ont été nommés administrateurs judiciaires. Ils rendront un premier bilan de leur action le 28 novembre, devant le Tribunal de commerce de Bobigny.
Peu après l'annonce de la mise en redressement judiciaire, le PDG Jacques Lefranc a exprimé sa satisfaction. "C'est ce que nous voulions, a-t-il dit, nous voulions éviter la liquidation (...) Il faut tout faire pour le titre, pour le personnel". "A France Soir", a-t-il poursuivi, "il y a des rentrées d'argent, il y a des ventes -même si elles chutent-, il faut aller assez vite pour éviter d'épuiser notre trésorerie. Il y a aussi une subvention, au titre de l'aide aux quotidiens privés de recettes publicitaires, que France Soir perçoit chaque année".
"France Soir c'est 120 personnes, c'est un titre mythique, on espérait que le tribunal (...) nous donnerait le temps de trouver des solutions", a encore dit M Lefranc, qui a évoqué un passif "de 8 à 10 millions d'euros. "Nous devons définir ce qu'on veut faire et avec qui le faire (...) ce délai est important; pour la trésorerie, on n'a pas six mois devant nous".
De son côté Christian Gourdet, représentant du personnel dans la procédure, a déclaré "il y a une place pour un quotidien si l'actionnaire fait ce qu'il faut". Actuellement Presse Alliance, la société éditrice de France Soir, est détenue à 70% par l'homme d'affaires franco-égyptien Ramy Lakah et à 30% par le groupe italien de presse Poligrafici.
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