France Soir placé en redressement

le 31 octobre 2005 à 14h56 , mis à jour le 31 octobre 2005 à 15h58

Le quotidien a été placé lundi en redressement judiciaire pour une période de six mois. Cette solution permet la poursuite de l'activité de l'entreprise et lui donne du temps pour trouver un ou plusieurs repreneurs pour tout ou partie de son activité.

France Soir enseigne siège

Le quotidien France Soir a été placé lundi en redressement judiciaire pour une période de six mois par le tribunal de commerce  de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a annoncé le tribunal. Le redressement judiciaire permet la poursuite de l'activité de l'entreprise  et lui donne du temps pour essayer de trouver des solutions, notamment la recherche d'un ou de plusieurs repreneurs pour tout ou partie de son activité.

Mes Gilles Barronie et Frédéric Brunet, qui avaient été nommés mandataires  ad hoc le 7 octobre pour assister Jacques Lefranc, le PDG du journal en  difficulté, ont été nommés administrateurs judiciaires. Ils rendront un premier  bilan de leur action le 28 novembre, devant le Tribunal de commerce de Bobigny.

Peu après l'annonce de la mise en redressement judiciaire, le PDG Jacques  Lefranc a exprimé sa satisfaction. "C'est ce que nous voulions, a-t-il dit, nous voulions éviter la liquidation (...) Il faut tout faire pour le  titre, pour le personnel". "A France Soir", a-t-il poursuivi, "il y a des rentrées d'argent, il y a des  ventes -même si elles chutent-, il faut aller assez vite pour éviter d'épuiser  notre trésorerie. Il y a aussi une subvention, au titre de l'aide aux quotidiens  privés de recettes publicitaires, que France Soir perçoit chaque année".

 "France Soir c'est 120 personnes, c'est un titre mythique, on espérait que  le tribunal (...) nous donnerait le temps de trouver des solutions", a encore  dit M Lefranc, qui a évoqué un passif "de 8 à 10 millions d'euros. "Nous devons  définir ce qu'on veut faire et avec qui le faire (...) ce délai est important;  pour la trésorerie, on n'a pas six mois devant nous".

De son côté Christian Gourdet, représentant du personnel dans la procédure,  a déclaré "il y a une place pour un quotidien si l'actionnaire fait ce qu'il  faut". Actuellement Presse Alliance, la société éditrice de France Soir, est  détenue à 70% par l'homme d'affaires franco-égyptien Ramy Lakah et à 30% par le  groupe italien de presse Poligrafici.

le 31 octobre 2005 à 14:56
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5 Commentaires

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  • Perez, le 01/11/2005 à 13h26

    Pierre Lazareff et ses rédacteurs doivent se retourner dans leurs tombes!Au lieu de confier la direction du journal à un patron de presse,les chroniqueurs qui se sont succédés ont accélérés la chute et c'est dommage.

  • Didman, le 01/11/2005 à 09h47

    Ce qu'il faut à France Soir : Du cul et du people il n'y a plus que ça qui fait vendre c'est con mais c'est comme ça ...

  • Trioullier, le 31/10/2005 à 20h25

    Le ROI EST MORT VIVE BLE ROI mais une socité qui ne sait pas gérer ses comptes ne peut survivre ....de plus depuis tres longtemps je n'achéte plus le journal la TELE est la pour me renseigner et surtout INTERNET

  • Lo-Ran, le 31/10/2005 à 17h16

    Pour une entreprise qui tombe, se placer en redressement c'est idéal pourtant ? :^) Heureusement que je suis là pour tout expliquer. Pardon ? OK ... je sors ->[]

  • Vastre, le 31/10/2005 à 16h58

    Tout va bien pour France Soir. Pendant ce temps, les marseillais marchent et la France s'en fiche !

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