Gilles Pélisson, nouveau patron d'Accor

le 11 octobre 2005 à 08h20 , mis à jour le 11 octobre 2005 à 10h17

A l'issue d'une longue série de rebondissements, Gilles Pélisson, PDG de Bouygues Telecom, a été nommé lundi soir président du directoire du Groupe Accor. Serge Weinberg devient président du Conseil de gouvernance, structure inventée par le groupe.

gilles_pelissonYves Pélission, Pdg de Bouygues Telecom © LCI

C'est officiel : Gilles Pélisson, PDG de Bouygues Télécom, a été nommé lundi soir président du directoire du groupe hôtelier Accor par le Conseil de surveillance réuni à Paris. Il prendra ses fonctions le 16 janvier prochain, en remplacement de Jean-Marc Espalioux, prié de se retirer après trois mandats successifs et un bilan jugé positif. Serge Weinberg, 54 ans, président de Weinberg Capital Partners et ex-président du directoire de PPR, coopté au conseil de surveillance, remplace Gérard Pélisson, l'un des deux cofondateurs d'Accor et oncle de Gilles Pélisson, à la présidence de ce conseil dont la durée de vie est déjà comptée. M. Weinberg avait quitté PPR (Pinault-Printemps-Redoute) en mai avec une prime de départ de 5,3 millions d'euros et une "retraite-chapeau" de 8 à 11 millions d'euros.

Une assemblée générale extraordinaire est convoquée à une date non précisée en vue de procéder, au plus tard le 15 janvier 2006, à la modification des statuts d'Accor "par sa transformation en société à conseil d'aministration",  précise le communiqué. Un "Comité de gouvernance" a été créé avec à sa tête M. Weinberg pour  "préparer les résolutions soumises à l'assemblée générale extraordinaire et le règlement intérieur du futur conseil d'administration". Interrogé, un porte-parole du groupe n'était pas en mesure lundi soir de préciser si Gérard Pélisson et le second co-fondateur, Paul Dubrule, quittent le conseil de surveillance ou s'ils en restent membres.

Le conseil de surveillance s'était réuni lundi soir à 20H30 alors que Gilles Pélisson, 48 ans, qui a débuté sa carrière chez Accor, était largement donné gagnant. Son challenger était Pierre Danon, numéro deux du fournisseur de  services informatiques Capgemini, auquel sa candidature a coûté son poste. Jeudi soir, BNP Paribas, la Caisse des Dépôts et la Société Générale avaient spectaculairement annoncé avoir "décidé d'un commun accord de se retirer" du processus de succession, jugé biaisé en faveur de Gilles Pélisson. Le cabinet de recrutement Russell Reynold avait rallié leur fronde. Les fuites s'étaient  multipliées dans la presse sur les candidats. L'attitude future des banques protestataires faisait l'objet  d'interrogations. Toutes ont apparemment participé à la réunion et selon le communiqué, les décisions ont été adoptées "à l'unanimité". On note aussi que Françis Mayer, directeur général de la Caisse des dépôts, fera partie du comité  de gouvernance.

Photo : Gilles Pelisson (archives)

le 11 octobre 2005 à 08:20
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