La hausse des prix de l'immobilier se poursuit

le 04 octobre 2005 à 15h49 , mis à jour le 04 octobre 2005 à 15h55

La hausse des prix de l'immobilier ancien s'est poursuivie au troisième trimestre sur un rythme de 10%, soutenue par la "vitalité" du crédit immobilier, selon la Fédération nationale de l'immobilier, qui continue d'exclure tout scénario d'effondrement du marché.

Immobilier chambres bonne Paris © LCI

Au troisième trimestre, les prix de l'immobilier ancien ont progressé de 10,4%, après une hausse de 9,5% au deuxième trimestre, tendant à confirmer la prévision faite par la FNAIM début 2005 d'une hausse de 10% pour l'ensemble de l'année. "Grâce à la vitalité du marché des crédits immobiliers, le marché de l'ancien fonctionne dans de bonnes conditions", souligne la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), qui continue de tabler sur un scénario d'atterrissage en douceur des prix.

Ainsi, la faiblesse des taux d'intérêt, l'allongement de la durée des prêts et l'offre "dynamique" des établissements bancaires, permet l'"expansion" du marché de l'immobilier ancien, explique la FNAIM. En 2005, les banques généralistes ont en effet distribué largement des crédits immobiliers, avec une hausse de 27,8% sur un an et de 200% depuis 1998 selon l'Observatoire de la production du crédit immobilier. Sous l'effet des taux bas, de l'offre de crédit immobilier, du mécanisme de prêt à taux zéro ouvert à l'ancien, "l'année 2006 connaîtra très probablement un bon niveau d'activité", juge ainsi la FNAIM.

L'Ouest de la France remporte la palme

Les prix des appartements anciens ont progressé de 10% au troisième trimestre, en dépit d'"une pause" pendant l'été, contre une hausse de 20,2% pour la même période un an plus tôt. Les prix des maisons ont progressé de 11%. Pour le seul mois de septembre, les prix ont augmenté de 11,8%.

Comme lors du trimestre précédent, c'est l'ouest de la France qui remporte la palme des hausses avec 13,7%, suivie du sud-ouest (+10,9%), du centre et des Alpes (+10,1%). Le sud-est, après une progression de 6,3% au deuxième trimestre, augmente de 9%. L'Ile-de-France a vu, elle, ses prix progresser de 5,3%. Parmi les villes qui connaissent les progressions les plus fortes, se trouvent Brest (+25,3%), Caen (+21,8%), Pau (+19,5%), Nantes (+18,1%). Paris enregistre une hausse inférieure à la moyenne nationale: +8,3% pour le troisième trimestre. "Sur un an, le nombre de transactions a progressé de 3,8%, déjouant ainsi tous les scénarios de retournement de conjoncture", a aussi expliqué la FNAIM.

le 04 octobre 2005 à 15:49
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7 Commentaires

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  • Alain, le 05/10/2005 à 11h11

    S'il n'y avait que les prix de l'mmobilier qui étaient en hausse...... Ce matin , j'ai appris que le gaz allait augmenter de 10% .En deux mots , c'est la fête , y'a qu'a continuer comme ça ; puis dans quelques temps on dira regardes moi ces imbéciles qui font grève , ils n'ont rien d'autre à foutre.

  • Gérard, le 05/10/2005 à 10h55

    C'est le pb n° 1 en France responsable de la baisse du pouvoir d'achat ! Il n'est désormais pas rare de voir un loyez dépassant un smic mensuel (et je ne parle pas de l'appartement GAYMARD à 600 m²), il s'agit d'un simple F4 de 90m² à 1100 Euros mensuel, Hors charges bien sur ! Comment les gens peuvent-ils se loger dans ces conditions, puisque les agences immobilières, complices de la hausse, exigent un revenu trois fois supérieur au loyer ? Il faut alors autoriser la polygamie pour espérer se loger ? Que font les politiques sur ce problème de puis 20 ans ? RIEN ! VOTEZ différemment en 2007, ni UMP, ni UDF, ni PS, sinon fermez vos gueulles !

  • Sami, le 05/10/2005 à 10h35

    Voilà où commence la forte baisse du pouvoir d'achat des français et l'enrichissement d'une poignée de propriétaires. La "grave" crise que nous traversons et du pain béni pour les nantis !

  • Frédéric, le 05/10/2005 à 10h04

    Super, à se rythme la, il n'y aura plus aucun smicar dans les villes, qui seront réservé au plus riche. Si nous avons de la chance, nous pourrons peu être nous loger dans un petit HLM de banlieu.

  • Baroumitel, le 05/10/2005 à 09h00

    SVP quelqu'un a les chiffre ou peut me dire où je peux les trouver concernant la hausse de puis 2001 ou 2002 de l'immo à orléans et tours ou le prix du m² merci d'avance

  • William, le 04/10/2005 à 19h22

    Avec 1 jeune diplômé de l'enseignement sur 2 toujours sans emploi 1 an après l'obtention du diplôme, avec 25% des jeunes de moins de 25 ans sans emploi ni revenus, avec la moitié des moins de 30 ans dans des emplois précaire, avec l'impossibilité pour une famille de vivre avec le SMIC, avec l'obligation pour un jeune couple de travailler tous les 2, avec l'impossibilité pour un jeune couple de se loger, avec le fait que de plus en plus de couples de 30 à 40 ans sont obligés de retourner vivre chez leurs parents suite à la perte d'un emploi, avec le fait que le SMIC n'est plus un salaire MINIMUM mais un salaire MOYEN, il est évident que notre Vème République court au devant d'une Révolution. Le peuple ne pourra plus accepter longtemps ces conditions de vie, qui rappelons-le sont pire que lors de la Révolution Française !

  • Olf, le 04/10/2005 à 18h37

    Quand on voit le prix des logements, le prix de la construction et le prix des loyers... après la France n'est pas compétitive parce que les salariés sont trop couteux. Bah si on me baisse mon salaire pour le bien de la compétitivité de la France de 100? et mon loyer de 150... il n'y aucun problème ! Les loyers à Paris c'est du n'importe quoi... 700? /mois pour un studio !!!

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