© TF1L'Insee a revu jeudi à la baisse sa prévision de chômage pour la fin de l'année, qui devrait atteindre 9,7% fin décembre contre 9,8% prévus fin juin, grâce à une reprise des créations d'emploi dans le secteur privé et un programme "ambitieux" d'emplois aidés.
2005 devrait marquer "l'amorçage d'une reprise de l'emploi concurrentiel après la stagnation de 2004", prévoit l'Institut national de la Satistique et des Etudes économiques dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi. D'après des estimations révisées, l'emploi salarié des secteurs privés non agricoles a progressé de 17.000 postes durant le premier semestre et "cette orientation se serait confirmée" au troisième trimestre. En outre, les premiers effets des mesures du plan d'urgence pour l'emploi de Dominique de Villepin, et notamment l'instauration du contrat nouvelles embauches (CNE), "pourraient être sensibles" d'ici la fin de l'année.
"Une hypothèse de 10.000 à 20.000 CNE" d'ici fin 2005
"A cette date, nous n'avons pas d'analyse sur l'effet net des CNE, qui peuvent se substituer à d'autres types de contrats", prévient cependant Karine Berger, chef de la division Synthèses conjoncturelles de l'Insee. L'Insee est parti "d'une hypothèse de 10.000 à 20.000 CNE créés (au cours de) la deuxième partie de l'année", mais ce n'est qu'une hypothèse de travail et non une prévision, ajoute-t-elle.
Au total, les créations nettes d'emploi dans le secteur marchand devraient atteindre 50.000 sur l'ensemble de l'année, contre seulement 5.000 en 2004. Toutefois, ce sont surtout les emplois aidés dans le secteur non marchand (collectivités locales, associations...) "qui rejailliraient sur les évolutions du taux de chômage" au deuxième semestre. L'emploi tertiaire dans le secteur non marchand devrait ainsi nettement augmenter de 61.000 postes en 2005, contre une baisse de 9.000 postes en 2004.
Le déploiement du contrat d'accompagnement vers l'emploi (CAE) devrait parvenir à compenser en grande partie la fin des contrats emploi-solidarité (CES) et des contrats emploi-consolidé (CEC), tandis que les contrats d'avenir enregistreraient 30.000 entrées dans l'année. Au total, l'emploi augmenterait donc de 91.000 postes en 2005, après une baisse de 15.000 en 2004, ce qui ramènerait le taux de chômage à 9,7% à la fin de l'année, contre 9,9% en aot, prévoit l'Insee.
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