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Par Par Sophie LUTRAND, le 13 octobre 2005 à 19h10, mis à jour le 14 octobre 2005 à 12:02
Après le vote des salariés de la SNCM, Jean-Paul Israël, secrétaire général CGT des marins de Marseille, estime que ces trois semaines de conflit n'auront pas été vaines et déclare que la bataille n'est pas finie.
© DRtf1.fr : Est-ce une défaite pour la CGT ?
Jean-Paul Israël (secrétaire général des marins CGT de Marseille) : Non, ce n'est pas une défaite, d'abord parce que c'est le choix démocratique des salariés. Dans une entreprise, ce sont les salariés qui sont les acteurs et les décideurs. Or face aux ministres, on pouvait se battre mais face à la justice, nous aurions pris des risques. Pour continuer à exister, il fallait lever le pied mais cela ne veut pas dire que le combat en restera là. Les marins seront de tous les combats.
tf1.fr : La bataille n'est pas finie pour vous ?
J.P Israël : Le combat va continuer à la SNCM et nous souhaitons bien du plaisir aux repreneurs. Nous nous donnons la possibilité de faire appel aux tribunaux, ces méthodes ne sont pas l'apanage de l'Etat, car tout cela est un véritable scandale financier.
tf1.fr : Que répondez-vous à la STC (Syndicat des Travailleurs Corses) qui estime que vous les avez trahi en votant la reprise et notamment à bulletins secrets alors que les précédents votes avaient eu lieu à main levée ?
J.P Israël : Ils mènent leur combat, nous le nôtre. Les salariés ont voté à une très large majorité la reprise du travail, il n'y a rien à dire de plus.
tf1.fr : Ces trois semaines de conflit étaient-elles nécessaires ?
J.P Israël : Je ne trouve pas qu'elles n'aient servi à rien. Nous avons rappelé au gouvernement ses obligations, et notamment son maintien au sein de la société et nous lui rappellerons à chaque fois que cela sera nécessaire.
tf1.fr : Avez-vous déjà abordé la question du paiement des jours de grève ?
J.P Israël : Il n'a pas encore été question de cela mais de toutes façons nous ne communiquerons pas sur le sujet. Ce sont des accords qui ne regardent pas les médias ou les autres instances. Vous savez, les difficultés, ce sont les salariés seuls qui les vivent.
"Il faut que ça change", selon le DG de la Connex |
"Il y a une chose qui me semble certaine aujourd'hui pour tout le monde, c'est qu'il faut ça change à la SNCM et tout le monde a intérêt à ce que ça change", a déclaré Stéphane Richard, directeur général de la Connex qui va reprendre 28% de la SNCM. "Le premier objectif qui est le nôtre c'est d'enrayer le déclin et de voir ensemble quels sont les moyens à notre disposition pour regagner des parts de marché sur la desserte de la Corse". A la question de savoir ce qui devait changer, il a répondu : "A peu près tout" et évoqué "un plan d'ensemble qui ne porte pas que sur le volet social, il porte aussi sur le produit, la façon dont la desserte de la Corse est assurée". "L'image de cette société vis-à-vis de ses clients, de ses clients passagers mais aussi de ses partenaires collectivités locales, est à reconstruire. Pour le personnel, "un certain sureffectif explique en partie son problème de compétitivité global par rapport à ses concurrents", a noté Stéphane Richard.
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