Perben intervient dans le conflit marseillais

le 24 octobre 2005 à 07h44 , mis à jour le 27 octobre 2005 à 09h16

Le ministre des Transports a proposé aux agents marseillais en grève depuis 24 jours un vote à bulletins secrets sur la reprise du travail. Les deux syndicats majoritaires au sein de la RTM ont qualifié sa proposition de "gesticulation".

Bus de substitution RTM Marseille

Le ministre des Transports, Dominique Perben, a demandé mercredi à l'Assemblée nationale un vote à bulletins secrets sur la poursuite ou non de la grève à la Régie des Transports Marseillais (RTM) en précisant que l'inspection du travail des transports pourrait superviser l'opération. Un peu plus tôt, un groupe de patrons marseillais avait réclamé la réquisition des moyens de transports. "Eu égard à la gravité de la situation et constatant que par le dialogue social aucune issue rapide ne peut être trouvée, l'UPE 13 demande aux pouvoirs publics d'utiliser le recours à la procédure de réquisition pour rétablir la liberté de circuler".

La réquisition n'est pas encore de mise (même si le maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, y a vu mardi sur France 2 "une autre étape qui ne saurait tarder"), mais le service de transport de substitution d'une cinquantaine d'autocars mis en place par la mairie a été reconduit jusqu'à lundi prochain. La crise continue. Et les syndicats voient d'un mauvais oeil le ministre des Transports s'impliquer dans le dossier. Les deux syndicats majoritaires au sein de la RTM, la CGT et la CFDT, ont qualifié mercredi sa proposition de "gesticulation". Prudente, la direction de la RTM a indiqué qu'un vote à bulletins secrets "ne peut être organisé qu'avec l'accord des deux parties, la direction et les syndicats". Le sujet sera abordé jeudi lors d'une réunion à Marseille entre la direction et les syndicats

Les traminots de la RTM demandent le retrait de la délégation de service public (DSP) comme mode d'exploitation du futur tramway, que les syndicats assimilent à une privatisation partielle de la régie autonome. Conséquence de leur grève, selon la conseillère municipale UMP chargée des relations avec les commerçants Solange Biaggi, ce sont "25.000 personnes en moins qui fréquentent le centre-ville de Marseille". Mercredi, le trafic était toujours fortement perturbé à Marseille. L'intersyndicale de la RTM, qui poursuit le mouvement, a par ailleurs appelé à une manifestation de soutien au service public le 3 novembre à Marseille.

le 24 octobre 2005 à 07:44
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

10 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Laurent, le 24/10/2005 à 17h02

    Et si la majorité qui se fait prendre en otage par une ultra minorité se rebellait ?

  • Oscar, le 24/10/2005 à 14h26

    Pour ceux qui travaillent la grève est très dure, bien plus que pour ceux qui la font puisque eux se débrouillent toujours pour être payés...Si j'avais le choix je quitterai ce pays!

  • Lionel, le 24/10/2005 à 13h14

    Bonjour, cela ne s'appelle pas du cassage de grève mais la continuité du service public. Y en a marre de ses syndicats qui non contents d'être improductifs poussent des entreprises à fermer à cause de leurs revendications non fondées. IL FAUT REVOIR LE SYNDICALISME EN FRANCE !!. Il n'est plus adapté à notre monde.

  • Thierry13, le 24/10/2005 à 12h08

    J'aurai souhaité un titre du genre 'Fin de la prise d'otages à Marseille' plutôt que celui débile que l'on trouve sur le site. Avez vous peur des réactions de la CGT ? :)

  • Emile, le 24/10/2005 à 11h10

    Pourquoi ne pas parler des chauffeurs qui veulent travailler et se font agresser par les membres de FO ??? Pourquoi ne faites vous pas un article au sujet des portraits des NON-grévistes placardés sur les murs dans les locaux des bureaux de FO ?? (il manque plus que "WANTED" écrit en dessous de leur portrait). Une minorité de coco pseudo révolutionnaire fait régner la terreur parmi les grévistes ... Ce sont pas EUX qui conduisent les bus ... Inutile de dire que lors de la reprise du traffic, des agressions envers les chauffeurs sont à prévoir ... Et les leader de cette grève complètement seront gentillement loti dans leur bureau à ciroter du café pendant que les VRAIS travailleurs de la RTM s'en prednront plein la gueule !!! D'après les échos que j'ai, une majorité veulent reprendre le travail car ils savent qu'ils se mettent la population à dos, mais ils ont peur des "parrains de cette mafia syndicale" qui gangrène notre ville.

  • Cédric, le 24/10/2005 à 11h00

    C'est vrai qu'ils abusent de faire grève à tout va, mais Henri, j'espère que tu n'aura pas à faire grève un jour sinon on embauchera des personnes pour te remplacer

  • Lo-Ran, le 24/10/2005 à 10h21

    Prise d'otage des usagers. Très bon terme. Normalement on ne discute pas avec les preneurs d'otage dans les démocraties. Pas besoin d'en dire plus, à part que leur "mouvement" a causé une perte d'exploitation énorme pour les entreprises et a surement causé bon nombre de suppression d'emploi (dûs à une sous-exploitation, chômage technique, absence de personnel, absence de matière première, ...). Le tout causé par la paralysie des moyens de se rendre à son travail ou à son école. J'espère qu'ils ont ça sur la conscience. Merci de me publier.

  • Henri, le 24/10/2005 à 09h48

    Bravo pour ce service qui va permettre à nous autres marseillais pris en otage par une minorité, de pouvoir aller travailler ! Bravo Mr Gaudin !

  • Rdds, le 24/10/2005 à 09h15

    Quand les Français auront compris que ce n'est pas le peuple mais les Syndicats de fonctionnaires qui gouvernent le pays et que nos representant politique ne sont que des hommes de paille . Nous auront fait un grand pas . En attendant nous subissons impuissant dans l'incomprehension et la stupéfaction la plus totale la terreur syndicale des personnels de la fonction publique et para-publiques .

  • Jim, le 24/10/2005 à 08h24

    Chapeau à la mairie de Marseille. Je ne suis pas du même bord politique que Mr GAUDIN, mais il a pris ses responsabilités pour ses administrés face à une poignée d'individu dont la seule force aujourd'hui est de pouvoir bloquer une agglomération entière.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience