© LCILa CGT devait remettre mardi au cabinet du Premier ministre 100.000 signatures contre l'ouverture du capital d'EDF. Le premier syndicat d'EDF ne compte pas s'arrêter là et vise les 500.000 d'ici au 19 novembre, date d'une manifestation organisée par la Fédération de défense et de développement des services publics. Après l'annonce du début de l'opération d'ouverture de capital d'EDF vendredi, les fédérations CGT, FO et CFDT de l'énergie se sont réunies pour décider ensemble des actions à mener. Au cours de cette réunion, les fédérations CGT et FO ont décidé d'"appeler les salariés à s'engager dans l'action à partir du 8 novembre", après les vacances scolaires, a déclaré Eric Roulot, secrétaire de la fédération CGT mines-énergie. La fédération CFDT chimie-énergie précisera si elle s'engage ou non dans ce mouvement à l'issue de son comité national du 7 novembre.
Cette action "prendra différentes formes et se traduira notamment par des grèves, des coupures d'électricité ciblées ou des opérations Robin des bois" qui visent à rétablir l'électricité aux familles démunies, a précisé le responsable syndical. Elle vise "à contraindre le gouvernement à accepter le débat public" sur l'avenir d'EDF, a-t-il souligné. Les syndicats d'EDF, à l'exception de la CFE-CGC, ont dénoncé lundi l'ouverture du capital de leur entreprise au privé fustigeant un "passage en force" du gouvernement.
"Nous ne baisserons pas les bras devant ce qui s'apparente à un nouveau passage en force du gouvernement et, d'ici le 21 novembre, nous allons créer les conditions pour que les exigences des salariés et des citoyens s'affirment plus fortement", a déclaré le responsable confédéral CGT Jean-Christophe Le Duigou. Eric Roulot, secrétaire de la fédération CGT Mines-énergie, a dénoncé une "fuite en avant dangereuse vers l'abandon de pans stratégiques" pour la nation, jugeant "l'avenir énergétique du pays menacé".
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