© INTERNELe SMS est partout. Les jeunes en raffolent - ils en envoient 80 en moyenne par mois - mais ils ne sont pas les seuls. Ces " Short messages services " sont devenus aussi naturels qu'un e-mail et plus simples qu'un coup de fil. Et pourtant, en France, leur prix est un des plus élevés par rapport aux autres pays européens. L'Autorité de régulations des communications électroniques et des postes (ARCEP) a donc décidé de rendre ce marché davantage concurrentiel.
Elle a lancé mardi une consultation publique dans laquelle elle propose aux trois opérateurs français de diviser leur prix de gros (le tarif qu'ils se facturent entre eux) par deux. Aujourd'hui de 5,336 centimes par SMS, il passerait à 2,5 centimes d'euros. Selon l'Arcep, cela permettrait de stimuler la concurrence entre opérateurs et de permettre même à de nouveaux acteurs de pénétrer le marché français.
Marché florissant
Car le marché est prometteur. Il s'est échangé 11 milliards de SMS en 2004 soit sept fois plus qu'en 2000. Ces messages ont généré au total plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires contre 151 millions d'euros en 2000. Leur utilisation est également amenée à se développer avec l'émergence des SMS +, des MMS et des SMS auxquels on associe son ou vidéo.
La consultation de l'Arcep s'achèvera le 25 novembre mais Bouygues Télécom réclamait depuis longtemps un tarif de gros réduit de moitié en avançant qu'il le répercuterait en partie aux clients. Au premier trimestre 2005, le prix unitaire du SMS était en moyenne de 12,6 centimes. Un chiffre que l'UFC-Que choisir n'avait pas manqué de mettre en perspective avec le coût réel d'un SMS pour un opérateur selon ses calculs : 2,21 à 3,5 centimes d'euro.
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