© INTERNELa grève dans les transports a été particulièrement suivie mardi, notamment dans les réseaux urbains et à la SNCF, où le "service garanti" a subi son premier test en région parisienne à la satisfaction du ministère des Transports. "En Ile-de-France, la SNCF avait prévu dans le cadre du service garanti la circulation de 255 trains mardi matin (et) ce sont 253 trains qui ont effectivement circulé", s'est félicité l'opérateur ferroviaire, tout en notant un chiffre national en hausse de grévistes : "32,30 %" ce mardi contre "29,75% le 10 mars" dernier. La SNCF a annoncé "un retour à la normale, mercredi" sur l'ensemble du réseau national alors qu'un appel à la reconduite du mouvement a été lancé à Toulouse.
"L'information au public est en net progrès, et en Ile-de-France on a atteint un niveau de service qu'on n'avait jamais atteint": 60% des métros, 2 RER sur 3 pour la partie RATP, la SNCF assurant 35% du trafic en Ile-de-France, a déclaré un porte-parole du ministère des Transports. "Globalement les engagements sont tenus et le niveau de service devrait être nettement supérieur à ce qui était prévu dans le contrat" signé le 17 juin par la SNCF et la RATP avec le Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF), a-t-il ajouté. "Le service garanti semble avoir fonctionné, il a permis à l'Ile-de-France de ne pas être asphyxiée aujourd'hui", a de son côté assuré Roger Karoutchi, président du groupe UMP francilien, venu mardi vérifier de visu sa mise en place dans les gares parisiennes. La SNCF a d'ailleurs "maintenu" ses prévisions de trafic sur "l'ensemble de son réseau".
Le "service garanti" en cas de grève dans les transports publics en Ile-de-France prévoit, les jours de grève, 50% des trains sur le réseau RATP et 33% sur le Transilien (réseau SNCF), dont 50% aux heures de pointe. Le non-respect de ces engagements entraîne des pénalités pouvant aller par jour jusqu'à 780.000 euros pour la RATP et 291.000 euros pour la SNCF. Mais la CGT-cheminots a rappelé que "les syndicats de salariés ne sont pas signataires" de l'accord sur le service garanti. "Il ne s'agit pas là d'une révolution culturelle mais plutôt d'une meilleure organisation par la direction des plans de transport en temps de grève", a affirmé son secrétaire général, Didier Le Reste.
Perturbations dans les transports urbains de province et dans les airs
Dans les transports urbains de province, la situation était par endroits bien plus problématique. "Près de 80% (des 170 entreprises) ont offert à leurs clients plus de 50% des services habituels" a souligné l'UTP-patronat. Toutefois des réseaux ont été entièrement paralysés comme à "Ajaccio, Alès, Clermont-Ferrand, Boulogne-sur-mer, Dunkerque, Givors, Nice, Pau, Sète, Valenciennes, Lyon métro, Marseille bus", a reconnu l'UTP. D'autres (Forbach et Saint-Malo) n'ont fonctionné qu'à "5 à 10%" et une vingtaine d'autres "à 50% et moins".
Dans le secteur aérien, retards et annulations de vols se sont accumulés, notamment dans les aéroports parisiens avec des pics "au départ et à l'arrivée de plus de 1H40 de retard à Orly et de 30 minutes à Roissy, hors vols long-courrier", selon la direction générale de l'aviation civile (DGAC) qui a mentionné plus de 400 vols au total annulés. Selon une source aéroportuaire, 188 vols à Roissy et 230 à Orly, soit un peu plus de 20% du trafic en Ile-de-France, ont été annulés. En province, l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry a été fermé mardi à 16 heures à la suite d'une amplification du mouvement de grève des contrôleurs aériens, ce qui a conduit à l'annulation de 124 vols. A Toulouse-Blagnac, 7 vols ont été annulés, 18 à Marseille-Provence, 4 à Montpellier et 13 à Nice-Côte-d'Azur.
Photo d'ouverture : archives
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